Crise au Venezuela : "Les Etats-Unis vont passer aux actes", prévient le secrétaire d'Etat américain

Le secrétaire d\'Etat américain, Mike Pompeo, le 12 février 2019 en Pologne.
Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, le 12 février 2019 en Pologne. (MATEUSZ WLODARCZYK / NURPHOTO / AFP)

Les forces de sécurité vénézuéliennes ont durement réprimé des manifestations, samedi, faisant deux morts selon l'ONG Foro Penal, opposée au gouvernement de Maduro, et plus de 300 blessés.

Les Etats-Unis se font de plus en plus menaçants envers le régime vénézuélien de Nicolas Maduro. Samedi 23 février, Washington a annoncé son intention de "passer aux actes" pour soutenir l'opposant Juan Guaido après une journée de violences aux frontières du pays. Les forces de sécurité vénézuéliennes ont durement réprimé des manifestations, faisant deux morts selon l'ONG Foro Penal, opposée à Maduro, et plus de 300 blessés, dont des Colombiens, selon le gouvernement de Bogota.

"Les Etats-Unis vont passer aux actes contre ceux qui s'opposent à la restauration pacifique de la démocratie au Venezuela. Maintenant, le temps est venu d'agir pour soutenir les besoins du peuple vénézuélien désespéré", a tweeté le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo.

Des camions humanitaires incendiés

Les troubles ont éclaté aux frontières avec la Colombie et le Brésil, où les manifestants exigeaient l'entrée dans le pays de convois d'aide humanitaire. Plusieurs postes-frontières sont bloqués par l'armée fidèle à Nicolas Maduro, lequel refuse l'aide en dénonçant une tentative déguisée d'intervention américaine.

Deux camions et leur cargaison de médicaments ont été incendiés peu après être entrés au Venezuela depuis la Colombie, selon les autorités colombiennes, qui ont alors ordonné le retour des autres véhicules. "Guaido nous a donné l'ordre de préserver les produits. Nous voulons passer de manière pacifique, a expliqué par mégaphone un responsable des opérations. Notre bien le plus précieux, c'est notre vie, nous ne voulons pas nous faire massacrer."

Rupture diplomatique avec la Colombie

Au moins deux personnes, dont un garçon de 14 ans, ont été tués par balle dans des heurts à la frontière entre le Brésil et le Venezuela, selon l'ONG Foro Penal, qui a accusé les militaires vénézuéliens d'avoir ouvert le feu sur la foule.

S'exprimant devant des milliers de ses partisans, Nicolas Maduro a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec "le gouvernement fasciste de Colombie" et donné 24 heures "à l'ambassadeur et aux consuls" pour quitter le Venezuela en lançant : "Dehors, les oligarques !"

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