Crise au Venezuela : la Russie et les Etats-Unis s'opposent sur l'avenir de Nicolas Maduro

Des manifestants opposés à Nicolas Maduro, le 23 janvier 2019, à Caracas (Venezuela).
Des manifestants opposés à Nicolas Maduro, le 23 janvier 2019, à Caracas (Venezuela). (FEDERICO PARRA / AFP)

Washington a reconnu le leader de l'opposition Juan Guaido comme président par intérim. A l'inverse, Moscou a apporté son soutien à Nicolas Maduro. 

La crise au Venezuela prend une dimension internationale. De nombreux gouvernements ont apporté leur soutien à Juan Guaido, après que celui-ci s'est autoproclamé président par intérim, mercredi 23 janvier. Comme le Brésil, l'Argentine, la Colombie ou le Canada, les Etats-Unis ont immédiatement reconnu l'opposant à Nicolas Maduro comme chef de l'Etat. 

Farouche détracteur de Nicolas Maduro, Donald Trump a tenu des propos virulents contre l'héritier de Hugo Chavez. "Les Vénézuéliens ont trop longtemps souffert aux mains du régime illégitime de Maduro", a fustigé le président américain sur Twitter, ajoutant qu'il n'excluait pas d'intervenir militairement si le président vénézuélien réprimait la contestation par la force. 

Toutes les options sont sur la table.Donald Trumpsur Twitter

De son côté, Vladimir Poutine a pris parti en faveur de Nicolas Maduro, lors d'un entretien téléphonique. D'après le Kremlin, le président russe "a exprimé son soutien aux autorités légitimes du Venezuela dans les conditions de l'aggravation d'une crise politique, provoquée de l'extérieur". 

"L'ingérence extérieure destructrice"

Pointant du doigt les Etats-Unis, Vladimir Poutine a dénoncé une "ingérence extérieure destructrice qui bafoue de manière grossière les normes fondatrices du droit international". Il reprend ainsi l'argumentaire du pouvoir vénézuélien, qui a dénoncé l'ingérence américaine et fermé l'ambassade américaine à Caracas.

Dans ce contexte de bras de fer international, Les Etats-Unis ont demandé une réunion d'urgence, samedi, du Conseil de sécurité de l'ONU. Washington a précisé souhaiter une rencontre "publique", malgré l'opposition déclarée de la Russie à une telle réunion, sur un sujet jugé "interne" au Venezuela.

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