Polémique : pour appréhender l'homosexualité, le pape François prône la "psychiatrie"

FRANCEINFO

Le pape François s'est rendu coupable dimanche 26 août d'une maladresse de langage fâcheuse, présentant la "psychiatrie" comme moyen d'appréhender l'homosexualité de ses proches.

"Si une personne est gay, qu'elle cherche le Seigneur et qu'elle est de bonne volonté, qui suis-je pour juger ?" Ces mots, plutôt progressistes, sont ceux prononcés par le pape François en 2013. Mais ce dimanche 26 août, dans son avion qui le ramenait d'Irlande, le pape a cette fois tenu des propos qui ont fait polémique. Que faut-il dire aux parents d'enfants homosexuels ? "Ne pas condamner, dialoguer, comprendre", explique-t-il d'abord, dans la lignée de ses précédents propos. Et puis, il dérape : "Quand cela se manifeste dès l'enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment vont les choses".

Le Vatican remplace "psychiatrie" par "psychologie"

"Psychiatrie", un mot condamné par les associations. Parmi elles, David et Jonathan, une association de chrétiens LGBT. "C'est sûrement une maladresse, voire pire, un faux pas, car il met sur le même pied l'homosexualité et le fait d'aller voir un psychiatre", souligne Anthony Favier, membre de l'association. "Il y a un implicite très fort, qui est très, très condamnable : c'est l'idée que l'homosexualité est potentiellement une pathologie, voire une maladie. C'est assez grave, car associer homosexualité et maladie, c'est revenir sur les pires années." En France, l'homosexualité n'est plus considérée comme une pathologie psychiatrique depuis 1992. Le Vatican a retiré le mot "psychiatrie" de son communiqué de presse, et parle plutôt de "psychologie".

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