Le pape François "demande pardon" après le vol de statuettes amazoniennes dans une église à Rome

Le pape François au Vatican, le 23 octobre 2019.
Le pape François au Vatican, le 23 octobre 2019. (VINCENZO PINTO / AFP)

Une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, montre deux hommes voler des statuettes considérées comme païennes par les catholiques traditionalistes.

"Ceci s'est passé à Rome et, en tant qu'évêque de ce diocèse, je demande pardon à ceux qui ont été offensés par ce geste." Le pape François a présenté des excuses, vendredi 25 octobre, pour le vol, dans une église de Rome, de statuettes indigènes d'Amazonie considérées comme païennes par les ultra-traditionalistes.

Une vidéo, récemment diffusée sur les réseaux sociaux, montre deux hommes non identifiés en train de dérober ces représentations de femmes nues enceintes, dans l'église Santa Maria in Traspontina, tout près du Vatican, avant de les jeter dans le Tibre depuis le pont Saint-Ange. Les statuettes ont été retrouvées, et "n'ont pas été endommagées", a souligné le pape François.

Des ultra-conservateurs outrés

Ces statuettes en bois sont apparues à plusieurs reprises dans des processions de représentants de peuples autochtones, invités à Rome à l'occasion d'un synode consacré à l'Amazonie, du 6 au 27 octobre. Elles ont suscité des remarques ulcérées des catholiques traditionalistes, qui jugent que ces objets "païens" n'ont pas leur place dans des célébrations liturgiques.

Pour le père Giacomo Costa, chargé de l'information pour le synode, "voler des objets n'est jamais une chose constructive" et parler continuellement de ces objets "n'a pas de sens". Mercredi, le prêtre avait souligné que la statuette représentait simplement "une indigène qui porte la vie". Un objet "ni païen, ni sacré" qui ne prétend pas personnifier la Vierge Marie.

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