DIRECT. La France va accueillir une partie des migrants du "Lifeline", annonce Emmanuel Macron

Le président Emanuel Macron en visite officielle au Vatican, le 26 juin 2018.
Le président Emanuel Macron en visite officielle au Vatican, le 26 juin 2018. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

Le dossier des migrants, sujet phare du pontificat du pape argentin, s'est retrouvé au cœur de cette rencontre organisée mardi dans la matinée.

La France va accueillir une partie des migrants du "Lifeline", annonce Emmanuel Macron, mardi 26 juin, lors d'une conférence de presse, après sa visite officielle au Vatican. Pour la première fois, le chef de l'Etat a rencontré le pape François. L'échange s'est tenu au Vatican et a duré 57 minutes, le plus long entretien jamais accordé par le pape argentin à un chef d'Etat ou de gouvernement. Pour cette visite de courtoisie, le président français a offert au souverain pontife une édition ancienne en italien du Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos, écrivain catholique que son hôte apprécie beaucoup.

Le dossier des migrants, principal sujet de la rencontre. "C'est la vocation des gouvernants de protéger les pauvres... e tutti siamo poveri [et nous sommes tous pauvres]"a fait remarquer avec un regard appuyé le pape François. "Le président Macron a mentionné les corridors humanitaires comme modèle de politique d'immigration légale", a commenté après la rencontre Andrea Riccardi, fondateur de la communauté catholique Sant'Egidio et ex-ministre italien.

La laïcité, autre thème abordé. Les deux hommes n'ont pas échappé au thème de la laïcité à la française. "La France devrait dire que les religions font elles aussi partie de la culture", a plaidé le pape.

Emmanuel Macron chanoine d'honneur. Le chef de l'Etat est venu aussi à Rome chercher son titre de "premier et unique chanoine d'honneur" de la cathédrale du pape, une tradition remontant au roi Henri IV. Nicolas Sarkozy fut le dernier chef d'Etat, en décembre 2007, à se plier à cette tradition honorifique dans l'immense basilique majeure de Saint-Jean-de-Latran. Il avait alors suscité un tollé, à gauche, pour son discours d'éloge de la foi et des racines chrétiennes de la France.

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