SpaceX va retenter de lancer son premier vol habité samedi

Vue du centre spatial Kennedy, en Floride (Etats-Unis), d\'où doit décoller le vol habité de SpaceX, samedi 30 mai 2020.
Vue du centre spatial Kennedy, en Floride (Etats-Unis), d'où doit décoller le vol habité de SpaceX, samedi 30 mai 2020. (GREGG NEWTON / GREGG NEWTON / AFP)

La Nasa et le patron de SpaceX, Elon Musk, ont confirmé que la météo, bien qu'incertaine, ne stopperait pas les préparatifs pour un décollage à 21h22 heure française du centre spatial Kennedy.

La mission est cruciale. SpaceX va retenter, samedi 30 mai, de lancer dans l'espace deux astronautes de la Nasa, après une tentative arrêtée à la dernière minute mercredi par crainte de la foudre. Il s'agit du premier vol habité partant des Etats-Unis depuis neuf ans, et le premier confié à une société privée.

La Nasa et le patron de SpaceX, Elon Musk, ont confirmé samedi matin que la météo, bien qu'incertaine, ne stopperait pas les préparatifs pour un décollage à 15h22 (21h22 heure française) du centre spatial Kennedy, sur la côte atlantique en Floride, sous les yeux du président Donald Trump. Un évènement à suivre en direct sur le site de la Nasa. 

"Nous nous préparons pour le lancement aujourd'hui", a tweeté Jim Bridenstine, patron de la Nasa, en ajoutant que le risque d'annulation en raison du mauvais temps restait de 50%. Un report reste possible jusqu'à la fin du compte à rebours, comme mercredi dernier.

Doug Hurley et Bob Behnken vont donc bientôt recommencer à l'identique ce qu'ils ont fait mercredi : revêtir les combinaisons spatiales blanches et noires qui ressemblent à celles des films de science-fiction ; les adieux à leurs familles ; le convoi jusqu'à la fusée dans une voiture électrique Tesla, publicité offerte par la Nasa à Elon Musk qui a créé la marque; et enfin la longue procédure pour s'installer et préparer la capsule Crew Dragon, au sommet de la fusée qui les propulsera dans l'Espace à cinq fois la vitesse du son.

La mission peut sembler un pas modeste dans l'exploration spatiale : "Bob" et "Doug" n'iront ni sur la Lune ni vers Mars, seulement dans la vieille station spatiale, à 400 km de la Terre, où Russes et Américains vont et viennent depuis 1998. La Nasa, pourtant, y voit une "révolution", car SpaceX va redonner aux Etats-Unis un accès à l'espace, low cost, moins cher que ses programmes précédents. Pour trois milliards accordés depuis 2011, SpaceX a entièrement développé un nouveau taxi spatial et promis à sa clientèle six allers-retours vers l'ISS.

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