VIDEO. Présidentielle américaine : en pleine interview, le candidat libertarien admet ne pas connaître la ville syrienne d'Alep

Le candidat libertarien à la présidentielle américaine, Gary Johnson, lors d\'un meeting à Salt Lake City (Utah), le 6 août 2015. 
Le candidat libertarien à la présidentielle américaine, Gary Johnson, lors d'un meeting à Salt Lake City (Utah), le 6 août 2015.  (GEORGE FREY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Le candidat s'est retrouvé très embarrassé quand un journaliste lui a demandé ce qu'il ferait pour Alep, s'il était élu. 

A l'instar d'Hillary Clinton et de Donald Trump, Gary Johnson brigue le poste de président des Etats-Unis. Mais les lacunes en géographie du candidat libertarien, qui culmine tout de même à 13% dans les sondages, selon le Washington Post, mettent sérieusement en doute sa crédibilité en tant qu'aspirant président de la superpuissance. Invité jeudi 8 septembre de la chaîne MSNBC, le candidat a reconnu, penaud, ne pas savoir ce qu'était Alep, la ville syrienne assiégée depuis des mois.

"Que ferez-vous à propos d'Alep, si vous êtes élu ?", lui a demandé le journaliste. Après lui avoir demandé de répéter, le candidat admet, hésitant : "A propos d'Alep ? C'est quoi Alep ?"

"Je me sens très mal" 

Le journaliste reste un instant sans voix, avant de demander au candidat s'il plaisante, feignant de ne pas connaître cette ville-clé du conflit syrien, convoitée à la fois par les forces syriennes de Bachar Al-Assad et par les rebelles. "Alep est en Syrie. Il s'agit de l'épicentre de la crise des réfugiés", poursuit-il, face à un candidat qui l'interrompt finalement, visiblement embarrassé : "Ok, je vois. Je vois."

Gary Johnson tente alors de donner son point de vue sur la question syrienne, mais peine à convaincre en expliquant que "c'est le bordel", tout simplement. "Je pense que la seule façon d'intervenir et d'avancer main dans la main avec la Russie pour trouver une issue diplomatique à la crise", continue le candidat. 

Quelques minutes après ce moment gênant, le libertarien est revenu sur cette lacune, se disant "incroyablement frustré". "Personne ne prend tout cela plus au sérieux que moi",  a-t-il regretté, ajoutant qu'il se sentait "très mal". "Je dois devenir plus malin, et cela fait partie du processus", a-t-il ajouté.