Présidentielle américaine : malgré sa crise cardiaque, Bernie Sanders promet de revenir dans la course

Bernie Sanders, candidat à l\'investiture démocrate à la présidentielle, lors d\'un débat le 12 septembre 2019 sur le plateau d\'ABC News.
Bernie Sanders, candidat à l'investiture démocrate à la présidentielle, lors d'un débat le 12 septembre 2019 sur le plateau d'ABC News. (ROBYN BECK / AFP)

"Je me sens très bien. J'ai hâte de reprendre une campagne très vigoureuse", affirme le sénateur indépendant, 78 ans, qui a fait une crise cardiaque le 1er octobre, en pleine campagne pour l'investiture démocrate.

Le ton combatif est revenu, mais un peu plus contenu. Après un sérieux problème de santé cette semaine, Bernie Sanders a juré de reprendre une "campagne vigoureuse" pour la présidentielle américaine, dans un entretien diffusé dimanche 13 octobre.

"Je me sens très bien", a affirmé le sénateur indépendant, 78 ans, qui a fait une crise cardiaque le 1er octobre, en pleine campagne pour l'investiture démocrate. "J'ai hâte de reprendre une campagne très vigoureuse", a-t-il lancé sur la chaîne ABC, en martelant d'un même souffle avoir "hâte de participer au débat" mardi soir pour la primaire démocrate, où il figure en troisième place dans la moyenne des sondages.

Dépassé par Elizabeth Warren dans les sondages

Après cet épisode qui a sonné comme un coup de tonnerre dans la campagne, Bernie Sanders veut afficher sa détermination : il n'abandonnera pas la course à la présidentielle de novembre 2020. A l'antenne, le candidat le plus âgé de la présidentielle américaine s'est même pris à livrer quelques sourires et plaisanteries, plutôt rares dans ses interviews. Et il présente un meilleur teint que celui montré en sortant en début de semaine de chez le cardiologue, lorsqu'il avait annoncé aux médias qu'il comptait "changer un peu la nature de la campagne" et "s'assurer que j'ai la force de faire ce que je dois faire".

Ce socialiste revendiqué a été, au cours de l'été, dépassé dans les sondages par la sénatrice progressiste Elizabeth Warren. Refusant de critiquer frontalement cette "amie de 25 ans", Bernie Sanders a pris soin de rappeler l'une de leurs différences fondamentales. L'ex-professeure en droit à Harvard s'est décrite comme une "capitaliste jusqu'à la moelle" mais en faveur d'une meilleure régulation. Cela ne suffit pas, a lancé Bernie Sanders. "Ce dont nous avons en fait besoin, et je ne veux pas faire trop peur aux gens, c'est d'une révolution politique."

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