Obama dit avoir menacé Poutine de "conséquences sérieuses" s'il ne cessait pas les cyberattaques

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain au sommet du G20 à Hangzhou, en Chine, le 5 septembre 2016. 
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain au sommet du G20 à Hangzhou, en Chine, le 5 septembre 2016.  (SPUTNIK PHOTO AGENCY / REUTERS)

La conversation entre le président américain et son homologue russe s'est déroulée lors du G20 de Chine, en septembre. 

Le tête à tête a dû être musclé. Le président américain Barack Obama a affirmé, vendredi 15 décembre, avoir demandé directement en septembre à son homologue russe Vladimir Poutine de "cesser" les cyberattaques qui ont perturbé la présidentielle américaine, le menaçant de "conséquences sérieuses s'il ne le faisait pas".

Le piratage de courriels de la convention démocrate et de conseillers d'Hillary Clinton a provoqué des fuites tout au long de la campagne présidentielle qui ont parfois dominé le débat politique.

Une conversation lors du G20 en Chine

Le président démocrate, qui cédera le pouvoir au républicain Donald Trump le 20 janvier, a expliqué lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche qu'il avait fait part des préoccupations de Washington à son homologue russe lors du sommet du G20 en Chine. 

Selon Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin cité vendredi par l'agence Tass, le président russe a donné alors à son homologue américain "une réponse très claire" sur le sujet. "Il y a eu une conversation en tête-à-tête et différents thèmes ont été abordés. Celui-ci a été évoqué. Nous avons donné une réponse très claire qui ne correspondait peut-être pas à ce qu'Obama essayait de nous expliquer", a-t-il dit.

Le FBI convaincu de l'implication de la Russie

Selon la chaîne d'information NBC, plusieurs dirigeants des services de renseignement américains pensent "avec un degré élevé de certitude" que Vladimir Poutine s'est personnellement impliqué dans la campagne de cyberattaques menées contre les Etats-Unis.

Après avoir refusé d'accréditer dans un premier temps cette hypothèse, le FBI est désormais convaincu, au même titre que la CIA, que la Russie est intervenue afin d'aider Donald Trump à remporter l'élection présidentielle du 8 novembre, ont indiqué vendredi deux sources gouvernementales à l'agence Reuters. Barack Obama a insisté, lors de sa conférence de presse, pour que son successeur accepte une enquête indépendante sur la cyberattaque russe.

"Nous devons prendre des mesures"

Avant sa conférence de presse, Barack Obama avait annoncé dans une interview à la Radio publique nationale (NPR) que les Etats-Unis allaient prendre des mesures à l'encontre de la Russie. "Je pense qu'il ne fait aucun doute que lorsqu'un quelconque gouvernement étranger essaye de porter atteinte à l'intégrité de nos élections (...), nous devons prendre des mesures et c'est ce que nous ferons", a-t-il déclaré.

Et le président américain d'ajouter que ces mesures "seront mises en oeuvre en temps voulu et de la manière que nous aurons choisie. Certaines pourront être explicites et visibles, d'autres peut-être pas (...) Monsieur Poutine est tout à fait informé de ce que j'en pense parce que j'en ai parlé directement avec lui peu de temps après."

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