Décret anti-immigration de Trump : Obama dénonce toute discrimination fondée sur "la croyance ou la religion"

L\'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, lors de la cérémonie d\'investiture de Donald Trump à Washington (Etats-Unis), le 20 janvier 2017.
L'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, lors de la cérémonie d'investiture de Donald Trump à Washington (Etats-Unis), le 20 janvier 2017. (WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Dans un communiqué, le porte-parole de Barack Obama explique que les "valeurs américaines sont en jeu".

L'ancien président américain sort de son silence. Dix jours après son départ du pouvoir, Barack Obama s'est félicité "du niveau de mobilisation" dans le pays, dans un communiqué publié lundi 30 janvier. Depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les manifestations contestant sa politique se succèdent, notamment contre son décret fermant les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans pendant quelques mois.

"Le fait que des citoyens exercent leur droit constitutionnel d'assemblée, de mobilisation et de se faire entendre par leurs élus correspond exactement à ce que nous voulons voir lorsque les valeurs américaines sont en jeu", déclare le porte-parole de Barack Obama dans un communiqué. Mais à aucun moment, le nom de Donald Trump n'est mentionné.

Une ligne rouge franchie

"En ce qui concerne les comparaisons avec les décisions de politique étrangère du président Obama, comme nous l'avons entendu auparavant, le président [Obama] est en désaccord fondamental avec la notion de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion", ajoute ce porte-parole.

Barack Obama avait indiqué avant son départ qu'il se tiendrait en retrait du débat politique, sauf si certaines lignes rouges étaient franchies. Ses critères, énoncés lors de son ultime conférence de presse le 18 janvier, incluaient notamment "la discrimination systématique, les obstacles au droit de vote, les tentatives visant à faire taire les voix discordantes ou la presse ou encore l'idée d'expulser des enfants qui ont grandi ici et qui sont, à tous égards, des enfants américains".

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