Viticulture : le gouvernement demande "un fonds de solidarité" à l’UE "pour aider à passer les taxes de Donald Trump"

Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, invité du \"8h30 Fauvelle-Dély\", mardi 21 mai 2019. 
Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, invité du "8h30 Fauvelle-Dély", mardi 21 mai 2019.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Autres mesures annoncées par Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation pour aider la filère "qui a beaucoup souffert" : des "exonérations de charges" et de la "distillation de crise".

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume annonce mercredi 20 mai sur franceinfo que le gouvernement demande "un fonds de solidarité" à l’Union européenne "pour aider à passer les taxes de Donald Trump" qui ont considérablement augmenté les frais des exportations de vins vers les États-Unis. Pour le ministre, c’est un "drame" pour la filière, plombée par la crise du Covid-19.

"Le vin souffre beaucoup", reconnaît le ministre avant de citer deux raisons : "d'abord parce que les États-Unis d'Amérique ont mis en place des taxes de 25%. Je rappelle que les États-Unis sont notre premier pays exportateur donc ça a été un drame. Et deuxième drame, le Covid-19 avec la fermeture de la restauration collective où ils vendent leurs bouteilles, des salons des vins, des chais, des visites à la cave, des ventes directes, donc c'est un drame absolu".

Les viticulteurs "un dégât collatéral" qu'il faut réparer

Didier Guillaume explique que trois solutions sont envisagées. D’abord "c'est un fonds de solidarité que nous demandons à l'Union européenne pour aider à passer les taxes de Donald Trump parce que les taxes américaines sont dans le cadre d'un conflit entre Airbus et Boeing et les agriculteurs, les viticulteurs sont un dégât collatéral. Ensuite, ce que nous allons faire, ce sont des exonérations de charges parce que (…) en viticulture il n'y a pas de recettes, par contre, il y a des dépenses. Il faut garder les salariés agricoles parce que la vigne est un être vivant, il faut travailler, il faut éclaircir, il faut tailler, donc, ils n'ont pas pu mettre les salariés au chômage partiel. Et troisième mesure, nous allons faire de la distillation de crise afin de vider un peu des stocks pour le transformer en alcool, en gel hydroalcoolique".

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