VIDEO. Steve Bannon à Paris pendant la campagne des européennes : Bruno Le Maire considère que c'est "une ingérence"

franceinfo

L'ancien conseiller de Donald Trump n'est "pas le bienvenu" dans la campagne des européennes.

"Les personnalités étrangères qui prennent part à la campagne européenne ne sont les bienvenues" a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, mercredi 22 mai sur franceinfo, au sujet de la visite de l'ancien conseiller de Donald Trump Steve Bannon à Paris.

Steve Bannon a été le stratège de Donald Trump à la fin de sa campagne, mais il a été renvoyé de la Maison Blanche moins d'un an après sa nomination comme conseiller stratégique du président américain. Steve Bannon n'a "aucun rôle dans la campagne" du Rassemblement national (RN) s'est défendue lundi la présidente du parti Marine Le Pen.

"Je considère que c'est une ingérence, a expliqué Bruno Le Maire. Je considère que tous ceux qui prennent part à cette campagne européenne alors qu'ils ne sont pas citoyens européens et qui veulent dicter le vote des électeurs européens jouent un jeu dangereux". 

Au-delà du cas de Steve Bannon, Bruno Le Maire pointe les liens entre ceux qu'il appelle "les nationalistes" et des Etats à la politique économique agressive, comme les Etats-Unis la Chine.

Ce sont les nationalistes qui ont le plus de soutiens de la part de forces étrangères, les nationalistes qui se résignent face à la montée en puissances des États-Unis et la Chine

Bruno Le Maire

"Il n'y a que l'Italie de M. Salvini qui ait signé un accord sur les 'nouvelles routes de la soie' avec la Chine, remarque Bruno Le Maire. Ces accords prévoient notamment des investissements chinois dans les ports de Gênes et de Trieste, stratégiques pour l'accès maritime au marché européen depuis la Chine. "C'est le seul Etat qui ait accepté de se lier pieds et poings à la Chine en signant un accord avec la Chine, a expliqué le ministre. C'est leur choix, ce n'est pas le choix de puissances souveraines comme la France qui, elles, estiment qu'on doit négocier d'égal à égal avec la Chine et les États-Unis en renforçant l'intégration européenne."

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