VIDEO. Quand Donald Trump déploie les forces fédérales à Portland

BRUT

Cet homme au milieu des gaz, c'est le maire de Portland. Les responsables, ce sont les agents fédéraux envoyés par Donald Trump, qui menace d'autres villes tenues par des démocrates comme Chicago ou New York. Voilà pourquoi...

Le maire de Portland au milieu des gaz lacrymogènes, des agents de la police fédérale, lourdement armés, sans badge visible d'identification. Ça se passe dans les rues de Portland. Aussi, des manifestants ont été jetés dans des véhicules banalisés, détenus sans raison et ont été contraints de renoncer à leurs droits. L'administration de Donald Trump a envoyé la police fédérale remettre de l'ordre dans la ville, accusant la police locale de ne pas en faire assez. "Je pense qu'on leur a dit de ne pas faire le travail, mais nous avons la situation bien en main", a notamment déclaré Donald Trump.

Exacerber les tensions

La gouverneure de l'État de l'Oregon, Kate Brown, et le maire de Portland, Ted Wheeler, ont demandé aux troupes fédérales de partir. Ils les accusent d'aggraver les tensions. "Nous avons appris, plus ou moins parce que l'information a fuité, qu'on a un petit nombre de personnes dont le travail est de protéger les bâtiments fédéraux comme les palais de justice, auxquelles s'ajoutent des agents des services d’immigration et des douanes, des membres du département de la sécurité intérieure", explique Michael Dorf, professeur de droit constitutionnel. Il poursuit : "Et si le gouvernement fédéral est autorisé à utiliser le personnel d'une agence à des fins qui ne font pas, à proprement parler, partie des activités de cette agence, là encore, il n'y a aucune raison valable pour le gouvernement fédéral de cacher cette information au grand public."

L'administration de Donald Trump menace d'envoyer des troupes fédérales dans d'autres villes. Le procureur général de l'Oregon poursuit l'administration pour avoir violé les droits des citoyens de son État en menant des arrestations illégales. Des groupes d'habitants descendent dans la rue pour protéger les manifestants. De son côté, l'administration a défendu son utilisation de tactiques agressives pour dissiper les anarchistes et les agitateurs et protéger la propriété fédérale.

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