Venezuela : les Etats-Unis excluent une action militaire à court terme, mais prennent de nouvelles sanctions

Le président américain Donald Trump et son conseiller à la sécurité nationale, le général HR McMaster, le 10 août 2017 au golf de Bedminster, dans le New Jersey.
Le président américain Donald Trump et son conseiller à la sécurité nationale, le général HR McMaster, le 10 août 2017 au golf de Bedminster, dans le New Jersey. (NICHOLAS KAMM / AFP)

Il y a deux semaines, Donald Trump avait évoqué une "possible option militaire" pour régler la crise dans le pays, où le président Nicolas Maduro fait face à d'importantes manifestations.

Les Etats-Unis calment le jeu au sujet du Venezuela. La Maison Blanche a exclu, vendredi 25 août, toute action militaire américaine à court terme dans le pays d'Amérique du Sud, deux semaines après les déclarations de Donald Trump. Celui-ci avait suscité la surprise en évoquant une possible "option militaire" contre le régime de Nicolas Maduro, au cœur d'une profonde crise politique et institutionnelle.

"Nous étudions toujours un vaste éventail d'options", a déclaré le général HR McMaster, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. "Toute décision serait prise en conjonction avec nos partenaires dans la région et aucune action militaire n'est prévue dans un futur proche".

"Veulent-ils affamer le peuple vénézuélien ?"

En revanche, Washington a imposé, vendredi, de nouvelles sanctions financières contre le Venezuela, parmi lesquelles l'interdiction pour les Américains d'acheter de nouvelles obligations émises par le gouvernement du Venezuela ou la compagnie pétrolière nationale PDVSA.

"C'est la pire agression (...) et nous ne comprenons pas", s'est insurgé le chef de la diplomatie vénézuélienne, Jorge Arreaza. "Peut-être que les Etats-Unis essayent de créer ou de promouvoir une crise humanitaire dans notre pays. Que veulent-ils ? Affamer le peuple vénézuélien ? C'est ce qu'ils essayent de faire ?"

Les voisins du Venezuela opposés à une intervention militaire

Interrogé le 12 août depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, Donald Trump avait évoqué "une possible option militaire si nécessaire", provoquant la colère du président vénézuélien Nicolas Maduro qui avait ordonné des exercices militaires.

Nombre de pays de la région - Brésil, Colombie, Pérou, Chili, Mexique ou encore Equateur - avaient fortement rejeté la perspective d'un recours à la force. "Nous n'avons jamais été aussi en phase avec nos partenaires dans la région", a ajouté le général HR McMaster, évoquant le récent déplacement du vice-président Mike Pence.