Tensions Iran-USA : "Pour Trump, une guerre pendant la campagne électorale serait désastreuse"

Donald Trump à Washington, le 19 juillet 2019.
Donald Trump à Washington, le 19 juillet 2019. (JIM LO SCALZO / EPA)

Plusieurs pays se retrouvent en Autriche dimanche, pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien, et faire baisser les tensions.

"Donald Trump sait très bien qu'une guerre contre l'Iran, ou une situation trop tendue, avec des escarmouches et des morts, au moment où il entre en campagne électorale, ce serait désastreux pour lui", analyse dimanche 28 juillet sur franceinfo François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran entre 2001 et 2005. Dans un contexte de tensions grandissantes avec les États-Unis, l'Iran, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Chine et la Russie se retrouvent à Vienne pour tenter de sauver l'accord signé dans la capitale autrichienne en 2015, destiné à garantir le caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien.

Démonstration de force plutôt qu'usage de la force

"Donald Trump est verbalement virulent avec l'Iran, mais il fait quand même attention, souligne François Nicoullaud. D'ailleurs, chacun fait attention à ne pas faire le premier mort dans la région. Récemment, le président américain a annulé une opération de représailles après l'abattage d'un drone américain."

Par rapport à certains 'faucons' qui poussent au conflit, Donald Trump a plutôt un rôle de modérateur.François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iranà franceinfo

"Il n'est pas trop tard pour sauver l'accord de 2015", selon François Nicoullaud. "Il y a une grosse activité diplomatique en ce moment. On essaye de débloquer une situation devenue très difficile depuis le durcissement des sanctions américaines il y a trois mois", explique le spécialiste de l'Iran.

"On assiste à une démonstration de force. Tant qu'on est sur cette ligne de crête - qui est dangereuse certes, il peut y avoir un accident - on peut encore espérer trouver une solution, des accords limités. Donald Trump pourrait notamment relâcher un peu la pression des sanctions", conclut l'ancien ambassadeur de France en Iran.

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