Royaume-Uni : une pétition contre la visite de Donald Trump recueille plus d'un million de signatures en 24 heures

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, et la Première ministre britannique, Theresa May, à la Maison Blanche, à Washington, le 27 janvier 2017.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, et la Première ministre britannique, Theresa May, à la Maison Blanche, à Washington, le 27 janvier 2017. (KEVIN LAMARQUE / REUTERS)

Les signataires jugent que le nouveau président américain n'est pas digne de rencontrer la famille royale en raison de sa "misogynie" et de sa "vulgarité".

Ils sont sujets de la reine du Royaume-Uni et ne veulent pas qu'elle s'abaisse à rencontrer Donald Trump : en 24 heures, entre dimanche 29 et lundi 30 janvier, plus d'un million de personnes ont signé une pétition s'opposant à ce que le nouveau président américain soit reçu pour une visite officielle. Vendredi, la Première ministre britannique, Theresa May, avait lancé une invitation à Donald Trump. Elle a en effet été la première dirigeante à rendre visite au nouveau président américain à la Maison Blanche, un signe fort des liens entre les deux pays.

"Il est indigne d'être reçu" par la reine

Le texte de la pétition ne demande pas que Donald Trump soit empêché d'entrer au Royaume-Uni, mais seulement qu'il ne puisse pas effectuer une visite officielle, "qui serait embarrassante pour sa Majesté la reine." "La misogynie et la vulgarité notoires de Donald Trump le rendent indigne d'être reçu" par la reine ou le prince de Galles, poursuit le texte.

Si Donald Trump se rendait au Royaume-Uni pour une visite d'Etat, le protocole veut qu'il soit l'invité de la reine Elizabeth, et qu'il dîne avec elle à Buckingham Palace.

Graham Guest, le Britannique à l'origine de la pétition, explique à The Independent (article en anglais) qu'il ne voulait pas que Donald Trump se serve d'une poignée de main avec la reine comme une opération de communication. "S'il est photographié à côté de la reine, il l'air d'être un homme d'Etat, ce qu'il n'est évidemment pas", explique-t-il.

Vers un débat au Parlement ?

Lancée huit semaines plus tôt, la pétition était passée inaperçue jusqu'à dimanche. Mais ce jour-là, le nombre de signatures a explosé, dans la foulée du décret signé par Donald Trump interdisant l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane. Lundi, à midi, la pétition avait recueilli 1 075 981 signatures.

Au Royaume-Uni, les citoyens peuvent adresser des pétitions au Parlement. Le gouvernement est contraint d'y répondre quand elles dépassent 10 000 signatures, et le Parlement peut s'en saisir pour organiser un débat au-delà de 100 000 signatures.

Vous êtes à nouveau en ligne