Quinze Etats américains et la capitale, Washington, attaquent Donald Trump en justice au sujet des "Dreamers"

Une manifestation en soutien aux \"Dreamers\", à Los Angeles (Californie), mardi 5 septembre 2017. 
Une manifestation en soutien aux "Dreamers", à Los Angeles (Californie), mardi 5 septembre 2017.  (DAVID MCNEW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Parmi les signataires, des Etats du nord-est (Connecticut, Massachusetts, Pennsylvanie), mais aussi du sud (Virginie, Caroline du Nord) ou de l'ouest du pays (Oregon, Washington, Hawaï).

Du Connecticut (au nord-est), en passant par la Virginie (au sud) ou encore l'Oregon (au Nord-Ouest), ils se retournent contre leur président. Mercredi 6 septembre, 15 Etats américains et la capitale fédérale, Washington, ont porté plainte contre la décision de l'administration Trump de mettre fin à la protection juridique dont bénéficient quelque 800 000 jeunes immigrés sans papiers.

Appellés les "Dreamers" ["rêveurs", en français], ces jeunes bénéficiaient depuis 2012 du Daca (Deferred Action for Childhood Arrivals), une réforme voulue par Barack Obama visant à faire sortir de l'ombre les enfants arrivés illégalement aux Etats-Unis avec leurs parents, en leur permettant d'étudier et de travailler sans craindre d'être expulsés. 

Une décision anticonstitutionnelle car "discriminatoire"

Dans un communiqué, le ministre de la Justice de l'Etat de New York, Eric Schneiderman, a annoncé avoir déposé cette plainte devant le tribunal fédéral de Brooklyn au nom de la capitale Washington DC et de quinze Etats. La Californie, qui compte le plus grand nombre de ces jeunes surnommés "Dreamers", ne fait pas partie des Etats associés à cette plainte, même si son ministre de la Justice s'est dit lui aussi "prêt à aller devant les tribunaux" pour les défendre.

La plainte argue que la décision annoncée mardi par le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, de mettre fin au dispositif Daca était contraire à la clause de la Constitution américaine prévoyant l'égalité de protection pour tous ses citoyens. Elle "viole la clause car elle est discriminatoire envers les Dreamers d'origine mexicaine, qui représentent 78% des bénéficiaires du programme Daca", a fait valoir Eric Schneiderman, fustigeant les "préjugés anti-Mexicains du président Trump."

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