Présidentielle américaine : Donald Trump de nouveau visé par des accusations d'attouchements sexuels

Le candidat républicain Donald Trump lors d\'un meeting à Lakeland en Floride (Etats-Unis), le12 octobre 2016.
Le candidat républicain Donald Trump lors d'un meeting à Lakeland en Floride (Etats-Unis), le12 octobre 2016. (JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Deux femmes ont livré leur témoignage dans le "New York Times", mercredi. L'une d'elle assure avoir été pelotée dans un avion il y a trente ans par le candidat républicain. Des accusations démenties par l'entourage du milliardaire.

De nouvelles révélations concernant Donald Trump. Plusieurs femmes ont accusé le candidat républicain à la présidentielle américaine d'atouchement sexuel, mercredi 12 octobre. Des accusations formellement démenties par l'entourage de campagne du milliardaire. Ces témoignages de femmes font interviennent après la publication, vendredi, d'une vidéo de 2005 dans laquelle Donald Trump se vante d'un comportement relevant du harcèlement sexuel avec des mots d'une grande vulgarité.

Des propos minimisés par l'homme d'affaires lors de son débat face à Hillary Clinton, dimanche. Mais ces dénégations ont poussé Jessica Leeds et Rachel Crooks à confier au New York Times (en anglais) leurs témoignages sur des attouchements sexuels dont elles n'avaient jamais fait part publiquement auparavant. La première accuse Donald Trump de l'avoir pelotée alors qu'elle était assise à côté de lui dans un avion il y a plus de trois décennies, et la seconde affirme qu'il l'a embrassée contre son gré en 2005, lorsqu'elle travaillait comme réceptionniste dans la tour Trump appartenant au magnat de l'immobilier.

"Il m'a embrassé directement sur la bouche"

"Il était comme une pieuvre (...) ses mains étaient partout", a affirmé Jessica Leeds aujourd'hui âgée de 74 ans, dont les proches ont aussi été questionnés par le quotidien new-yorkais. Elle a expliqué avoir ensuite changé de siège dans l'avion et choisi de ne rien dire, assurant qu'à l'époque, une forme de pression sociale poussait les femmes à penser qu'elles étaient responsables de ce type d'agissement. Mais le débat présidentiel de dimanche, où Donald Trump s'est dédouané de tout comportement agressif envers des femmes, l'a décidé à réagir.

Rachel Crooks avait, elle, 22 ans le jour de l'agression qu'elle reproche à Donald Trump lors d'une rencontre survenue à la sortie d'un ascenseur. Après avoir simplement fait connaissance et échangé une poignée de main, "il m'a embrassé directement sur la bouche", a-t-elle affirmé. "J'étais complètement bouleversée qu'il me pense insignifiante au point de pouvoir faire ça", s'est-elle souvenue.

"Cet article tout entier est de la fiction, et le fait que le New York Times lance ces accusations complètement fausses (...) à propos de la personnalité de M. Trump sur un tel sujet est dangereux", a rapidement réagi dans un communiqué un responsable de la campagne du candidat républicain. Le fait que ces témoignages "ne soient rendus publics que des décennies plus tard dans le dernier mois de la campagne présidentielle devrait être suffisant" à les décrédibiliser, martèle-t-il.

"Rien de tout cela ne s'est jamais produit"

Outre le témoignage des deux femmes, le New York Times évoque le cas de Temple Taggart, une ancienne miss Utah, qui avait déjà livré un témoignage affirmant que Donald Trump l'avait embrassée de force à plusieurs reprises.

Deux autres médias, le Palm Beach Post (en anglais) en Floride et King5, une chaîne du réseau NBC dans la région de Seattle, ont rapporté les propos de femmes accusant le candidat. Il s'agit de Mindy McGillivray, qui affirme avoir subi des attouchements dans la propriété de Donald Trump à Mar-a-Lago il y a treize ans et de Cassandra Searles, une ancienne miss Washington expliquant avoir aussi été pelotée par Donald Trump. La campagne du candidat républicain estime que le témoignage de Mindy McGillivray manque "d'intérêt ou de véracité" et n'a pas commenté celui de Cassandra Searles.

Donald Trump lui-même avait été interrogé par le New York Times, mardi soir, dans une interview téléphonique dont le journal a rapporté des extraits. "Rien de tout cela ne s'est jamais produit", a affirmé le magnat de l'immobilier, en menaçant de poursuivre le journal en justice si les témoignages de Jessica Leeds et Rachel Crooks étaient publiés.

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