Nucléaire iranien : Téhéran continue de respecter l'accord de Vienne, malgré les sanctions américaines

Le président iranien, Hassan Rohani, donne une conférence de presse à Téhéran (Iran) le 17 janvier 2017, pour célébrer le premier anniversaire de l\'accord sur le nucléaire iranien.
Le président iranien, Hassan Rohani, donne une conférence de presse à Téhéran (Iran) le 17 janvier 2017, pour célébrer le premier anniversaire de l'accord sur le nucléaire iranien. (ATTA KENARE / AFP)

En mai dernier, les Etats-Unis se sont retirés de l'accord, rétablissant ainsi les sanctions économiques contre l'Iran. Mais selon l'AIEA, le pays n'a pas repris ses activités nucléaires à visée militaire.

L'Iran tente de montrer sa bonne volonté. Le pays continue de respecter les engagements pris quand il a signé l'accord sur son programme nucléaire, en 2015 à Vienne (Autriche), affirme jeudi 22 novembre l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Ce texte encadre les activités nucléaires de l'Iran en échange d'une levée progressive des sanctions économiques frappant Téhéran. Il interdit notamment au pays de poursuivre des activités nucléaires à visée militaire.  

"L'Iran respecte ses engagements liés au Plan d'action global conjoint, a déclaré Yukiya Amano, directeur général de l'AIEAIl est primordial que l'Iran continue de respecter complètement ces engagements" malgré la restauration des sanctions américaines, a-t-il ajouté.

L'UE espère toujours sauver l'accord

En effet, en mai, les Etats-Unis se sont retirés de l'accord, rétablissant ainsi les sanctions économiques contre l'Iran. Le président américain, Donald Trump, a justifié ce retrait en dénonçant les "affreuses erreurs" de l'accord. Les sanctions se traduisent notamment par un embargo sur le pétrole iranien et par l'interdiction, pour une entreprise de n'importe quel pays, de commercer avec les Etats-Unis si elle fait des affaires avec l'Iran.  

L'Union européenne se dit, avec la Russie et la Chine, déterminée à sauver le texte signé par l'Iran, les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie) et l'Allemagne.

Vous êtes à nouveau en ligne