"Nous espérons que les dirigeants du pays donneront une réponse aux États-Unis" : la colère des Iraniens après la mort du général Soleimani

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Téhéran, le 3 janvier 2020, pour dénoncer la mort du général Qassem Soleimani.
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Téhéran, le 3 janvier 2020, pour dénoncer la mort du général Qassem Soleimani. (ATTA KENARE / AFP)

A Téhéran, les Iraniens sont en colère après l'assassinat ciblé du général Qassem Soleimani par l'armée américaine. Beaucoup réclament une vengeance mais les réactions sont partagées sur le risque d'un conflit.

Après la mort du général Qassem Soleimani, tué par une frappe américaine en Irak, les tensions s'aggravent entre l'Iran et les États-Unis. Des manifestations se sont déroulées à Téhéran et dans plusieurs villes de province, vendredi 3 janvier, pour condamner cet assassinat

Dans la rue, les réactions sont partagées sur les risques d'un conflit. Pour Ali, un Iranien de 42 ans, de profession libérale, les États-Unis ont franchi la ligne rouge de Téhéran : "Depuis des années, on avait affirmé que Qassem Soleimani est notre ligne rouge. Mais je ne pense pas qu'on risque une guerre."

Le risque de représailles 

Ali, un chômeur de 27 ans n'est pas du même avis. Pour lui, le risque est plus élevé : "Nous avons un sentiment de danger. C'était notre commandant de guerre. Il y a un risque de confrontation de 60%", estime-t-il. Plus vindicatif, Sam Hedayati, 28 ans, attend une réponse de la part de ses dirigeants : "Nous espérons que les dirigeants du pays donneront une réponse aux États-Unis. Il faut répondre au sang par le sang et ils doivent savoir que, quoi qu'ils fassent, le peuple est derrière eux." Le pouvoir iranien a promis une dure vengeance, sans toutefois préciser l'action qui sera entreprise.

Les Iraniens dans la rue, en colère, après la mort du général Soleimani - Un reportage de Siavosh Ghazi
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