Le FBI a enquêté en 2017 pour savoir si Donald Trump travaillait pour la Russie

Le président américain Donald Trump lors d\'une table ronde sur la sécurité aux frontières, vendredi 11 janvier 2019 à Washington (Etats-Unis).
Le président américain Donald Trump lors d'une table ronde sur la sécurité aux frontières, vendredi 11 janvier 2019 à Washington (Etats-Unis). (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

Après le limogeage de son patron James Comey, la police fédérale américaine a ouvert une enquête avec un volet contre-espionnage et un volet criminel pour établir d'éventuels liens entre Donald Trump et la Russie, révèle le "New York Times". Cette enquête a vite été fusionnée dans l'enquête du procureur spécial Robert Mueller.

Le FBI a ouvert en 2017 une enquête pour déterminer si le président Donald Trump travaillait pour le compte de la Russie, écrit le New York Times (en anglais), vendredi 11 janvier, en citant des sources anonymes. Le journal ne donne pas d'indications sur les éventuelles conclusions de ces recherches, qui ont été rapidement fusionnées dans l'enquête ouverte par le procureur spécial Robert Mueller sur des soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump pour l'élection présidentielle de 2016.

Un volet criminel et un volet contre-espionnage

Cette information met en lumière les interrogations du FBI sur le président des Etats-Unis. Selon le New York Times, la police fédérale américaine avait eu des soupçons sur d'éventuels liens de Donald Trump avec la Russie dès la campagne présidentielle de 2016. L'année suivante, le président avait limogé le patron du FBI, James Comey, qui avait refusé de lui prêter allégeance et de mettre fin à de premières investigations sur une éventuelle collusion avec la Russie.

Une enquête avait alors été ouverte avec deux volets : un volet contre-espionnage et un volet criminel, poursuit le quotidien américain. Le volet contre-espionnage devait déterminer si Donald Trump avait consciemment ou inconsciemment travaillé pour Moscou, et le volet criminel portait sur le limogeage de James Comey. Selon le journal, on ignore si les investigations sur l'aspect contre-espionnage se poursuivent actuellement.

L'enquête du procureur spécial toujours en cours

Donald Trump, qui nie catégoriquement toute collusion de ce genre, critique régulièrement l'enquête du procureur Mueller, qu'il considère comme une "chasse aux sorcières" et une machination visant à délégitimer sa présidence. L'enquête du procureur spécial a débouché sur de multiples inculpations et sur des condamnations de proches collaborateurs de Donald Trump.

L'avocat Michael Cohen a été condamné à trois ans de prison, notamment pour infractions à la législation sur le financement des campagnes électorales. Paul Manafort, qui a été un temps directeur de l'équipe de campagne de Trump, a été condamné pour des malversations financières liées à des activités en Ukraine antérieures à la campagne de 2016. Et Michael Flynn, ancien conseil à la sécurité nationale de Donald Trump, a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs sur ses liens avec des responsables russes.

Trump se déchaîne sur Twitter

En réponse à ces révélations, le président américain s''en est pris violemment sur Twitter à l'ancien directeur du FBI James Comey. "Wow, je viens d'apprendre dans le défaillant New York Times que les anciens dirigeants corrompus du FBI, presque tous limogés ou forcés à quitter l'agence pour de très mauvaises raisons, ont ouvert une enquête sur moi, sans aucune raison ni preuve, quand j'ai viré ce menteur de James Comey, une vraie ordure !" a notamment écrit Donald Trump. 

"Le FBI était en pleine tourmente (...) en raison de la mauvaise gestion de Comey à sa tête", a encore commenté le président américain. "Le limogeage de James Comey a été un grand jour pour l'Amérique. C'était un flic véreux", a-t-il ajouté, évoquant dans un autre tweet "les ratés qui ont essayé de [lui] jouer un tour".

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