Le directeur de campagne de Donald Trump rattrapé par une affaire de violences conjugales

Le nouveau directeur général de campagne de Donald Trump, Steve Bannon, le 25 août 2016 lors d\'une table ronde à la Trump Tower de Manhattan à New York (Etats-Unis).
Le nouveau directeur général de campagne de Donald Trump, Steve Bannon, le 25 août 2016 lors d'une table ronde à la Trump Tower de Manhattan à New York (Etats-Unis). (CARLO ALLEGRI / REUTERS)

Le nouveau directeur général de campagne de Donald Trump avait été poursuivi en 1996.

La campagne présidentielle de Donald Trump n'est décidément pas un long fleuve tranquille. Le nouveau directeur général de campagne du candidat républicain à la Maison Blanche, Steve Bannon, a été poursuivi pour violences conjugales il y a vingt ans, rapporte vendredi 26 août le New York Times et le New York Post

Steve Bannon avait été inculpé en février 1996 de violences domestiques, voies de fait et tentative d'intimidation. Mais l'affaire avait été classée quand son épouse, Mary Louise Piccard, ne s'était pas présentée pour témoigner quelques mois plus tard, selon les mêmes sources. A l'époque, Steve Bannon avait menacé celle qui était alors sa femme de représailles si elle témoignait contre lui, selon la presse new-yorkaise. Steve Bannon avait plaidé non coupable et le couple s'était séparé peu après l'incident.

Une "très bonne relation" avec son ex-épouse

Le 1er janvier 1996, le couple s'était violemment disputé, la dispute devenant physique. Steve Bannon avait saisi sa femme par la gorge et le bras, selon le New York Post, et avait lancé le téléphone de l'autre côté de la pièce en l'insultant quand elle avait tenté d'appeler la police. Celle-ci avait trouvé sur place un téléphone en morceaux, et photographié les traces sur le cou et les poignets de Mary Louise Piccard. 

Cette dernière a ensuite expliqué, dans des documents de justice obtenus par les quotidiens, que Steve Bannon lui avait demandé de quitter la ville pour ne pas avoir à témoigner contre lui. Steve Bannon n'a pas souhaité s'exprimer. Sa porte-parole, Alexandra Preate, a affirmé qu'il avait une "très bonne relation" avec son ancienne épouse.