Le "Baltimore Sun" répond aux attaques de Trump : "Il vaut mieux avoir de la vermine qui vit sous nos maisons qu'en être une !"

Donald Trump à la Maison Blanche, le 25 juillet 2019. 
Donald Trump à la Maison Blanche, le 25 juillet 2019.  (STEFANI REYNOLDS / CONSOLIDATED NEWS PHOTOS / AFP)

Sur Twitter, le président américain venait d'attaquer un élu noir de Baltimore en estimant que sa circonscription était "dégoûtante et infestée de rats".

Il ne fallait pas fâcher le Baltimore Sun. Dimanche 28 juillet, le quotidien américain, l'un des plus vieux titres des Etats-Unis, a répondu à Donald Trump. Après que le président américain a attaqué un élu noir de Baltimore (Maryland, Est des Etats-Unis) en estimant que sa circonscription était "dégoûtante et infestée de vermines", le quotidien s'est fendu d'un édito coup de poing contre le locataire de la Maison Blanche. 

"Nous souhaitons dire à l'homme le plus malhonnête à occuper le bureau ovale, à celui qui se moque des vétérans, à l'attrapeur égrillard des parties intimes des femmes, à l'homme d'affaire aux faillites en série, à l'idiot utile de Vladimir Poutine et au type qui a dit qu'il y avait des bons gars parmi les néo-nazis qu'il ne trompe pas les Américains sur sa compétence très maigre à occuper le poste", commence l'édito, listant plusieurs faux pas ayant émaillé la présidence du milliardaire. "Il vaut mieux avoir de la vermine qui vit sous nos maisons qu'en être une !"

Des voix défendent Baltimore

Après la déclaration de Trump, de nombreuses voix se sont élevées dans cette ville de la côte Est des Etats-Unis, dont des quartiers sont gangrénés par le trafic de drogue, pour prendre la défense de ses habitants. Un présentateur de CNN, originaire de la ville, a notamment répondu au président à l'antenne : "[A Baltimore], les gens se réveillent et vont travailler là-bas, ils s’occupent de leur famille et aiment leurs enfants qui ont prêté allégeance au drapeau américain... Tout comme les gens qui habitent dans des districts d’élus qui vous soutiennent monsieur. Ils sont Américains aussi," a-t-il lancé à la caméra, des sanglots dans la voix. 

L'ancien journaliste du Baltimore Sun et auteur David Simon, créateur de la série The Wire, laquelle traite justement du trafic de drogue, dressant un portrait aussi nancé que complexe des défis économiques et sociales de la ville, a également répondu au président sur Twitter : "nous sommes une ville peuplée de bons Américains qui méritent mieux que l'imposture, le raté égocentrice et vide qu'ils ont pour président".  

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