La Corée du Nord effectue son troisième tir de projectiles, mais ça ne pose "pas de problème" pour Donald Trump

Une image diffusée par la chaîne de télévision officielle nord-coréenne KCTV, le 1er août 2019, montrant le leader du pays, Kim Jong-un, assistant au lancement d\'un missile ballistique depuis un endroit inconnu, le 31 juillet.
Une image diffusée par la chaîne de télévision officielle nord-coréenne KCTV, le 1er août 2019, montrant le leader du pays, Kim Jong-un, assistant au lancement d'un missile ballistique depuis un endroit inconnu, le 31 juillet. (AFP PHOTO / KCTV")

En moins de deux semaines, Pyongyang a procédé à trois tirs de missiles de courte portée.

Pyongyang a effectué, vendredi 2 août, son troisième tir de projectiles en huit jours, selon Séoul, au moment même où le président américain Donald Trump affirmait que ces essais ne lui posaient "pas de problème".

Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisent à la Corée du Nord de réaliser des lancements de missiles balistiques et plusieurs membres de l'exécutif onusien ont condamné ce regain d'activité militaire de Pyongyang.

La semaine dernière, Pyongyang avait déjà lancé deux projectiles, décrits par Séoul comme des missiles balistiques de courte portée, dont un avait parcouru environ 700 kilomètres.

"Nous verrons ce qu'il se passera" 

Plusieurs experts considèrent que les essais militaires nord-coréens visent à augmenter la pression sur les Etats-Unis.

Ce n'est pas le cas du dirigeant de la Maison Blanche qui, à la faveur de la détente apparue en 2018 sur la péninsule coréenne, a rencontré trois fois en un an le leader nord-coréen Kim Jong-un. "Ça ne me pose pas de problème, nous verrons ce qu'il se passera, mais les (missiles à) courte portée sont très communs", a-t-il déclaré à des journalistes.

Lors de leur troisième entrevue, en juin dans la Zone démilitarisée, Kim Jong-un et Donald Trump étaient convenus de reprendre les négociations. Mais cet engagement ne s'est pas concrétisé et Pyongyang a averti récemment que le processus pourrait échouer si des manœuvres militaires communes entre Washington et Séoul se déroulaient comme prévu la semaine prochaine au Sud.

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