La communauté internationale multiplie les sanctions contre la Corée du Nord

Une photo de l\'agence de presse officielle de Corée du Nord (KCNA), montrant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un dans la province du Hwanghae du sud. 
Une photo de l'agence de presse officielle de Corée du Nord (KCNA), montrant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un dans la province du Hwanghae du sud.  (STR / AFP)

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont engagé de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, jeudi 21 septembre. Selon Donald Trump, la Banque centrale chinoise a également demandé à ses banques d'arrêter tout échange avec Pyongyang. 

La pression internationale sur la Corée du Nord est montée d'un cran. L'Union européenne, les Etats-Unis et la Chine ont annoncé de nouvelles sanctions pour que Pyongyang renonce à ses ambitions nucléaires, jeudi 21 septembre. 

Le président américain, Donald Trump, a signé un décret ouvrant la voie à des sanctions contre des "personnes et sociétés qui financent et facilitent les échanges avec la Corée du Nord", jeudi. Deux jours plus tôt, le dirigeant américain s'était dit prêt à "détruire complètement" la Corée du Nord et son "régime vicieux", lors de son premier grand discours aux Nations unies. 

Cette annonce semble être un nouveau pas vers des sanctions ciblant des banques chinoises, un moyen de faire pression sur la Chine pour qu'elle lâche définitivement Pyongyang. Au même moment, jeudi, Donald Trump a salué une décision "très courageuse" et "inattendue" de Pékin : selon le président américain, la Banque centrale chinoise a ordonné à ses banques d'arrêter leurs échanges avec la Corée du Nord. Aucune confirmation officielle chinoise n'était cependant disponible dans l'immédiat. Une telle mesure serait un coup dur pour le régime nord-coréen, la Chine étant de loin son principal partenaire commercial.

Nouvelles sanctions européennes

A Bruxelles (Belgique), les 28 Etats membres de l'Union européenne ont en même temps donné leur feu vert à l'adoption de sanctions supplémentaires contre Pyongyang. Selon des sources diplomatiques, il s'agit notamment d'imposer une interdiction totale pour les entreprises européennes d'exporter du pétrole vers le pays d'Asie de l'Est, et d'y investir.

Ce nouveau tour de vis intervient dix jours après l'adoption d'un huitième train de sanctions contre la Corée du Nord, par le Conseil de sécurité de l'ONU. Ces nouvelles sanctions sont une réponse à un nouvel essai nucléaire de Pyongyang, son plus puissant à ce jour. Elles interdisent notamment les importations de textile nord-coréen et réduisent les approvisionnements de Pyongyang en pétrole.