La CIA filoutée de 100 000 dollars par un Russe qui prétendait détenir des secrets sur Donald Trump

Donald Trump, le 6 février 2018, à Washington. 
Donald Trump, le 6 février 2018, à Washington.  (MANDEL NGAN / AFP)

Le "New York Times" raconte cette arnaque digne d'un roman d'espionnage. 

Une histoire digne d'un roman d'espionnage. Un Russe a dérobé 100 000 dollars à la CIA en lui faisant croire qu'il disposait d'informations compromettantes sur Donald Trump. L'agence américaine de renseignement espérait aussi récupérer auprès de lui des outils de piratage informatique volés à la NSA, a rapporté vendredi le New York Times (en anglais).

Valise de billets dans un hôtel de Berlin

L'article met en scène des agents de la CIA tentant, durant une bonne partie de l'année dernière, de récupérer auprès de leur "contact" russe des programmes d'intrusion informatique volés à la NSA, l'Agence de sécurité américaine. Le Russe n'est pas identifié, mais aurait des liens avec le monde des cybercriminels et les services de renseignement de son pays. Il avait appâté les agents américains en mettant en ligne une offre de vente de ces "outils" via un réseau opaque appelé les "Shadow Brokers" ("intermédiaires de l'ombre", en anglais).

Certains de ces programmes de piratage, mis au point par la NSA, ont été utilisés l'an dernier par d'autres hackers. Notamment lors de la cyberattaque mondiale de mai 2017 : un virus, dont le code d'exploitation avait été volé au préalable à la NSA, avait alors été utilisé selon les experts.

Des documents et une vidéo à caractère sexuel

Les 100 000 dollars, déposés dans une valise et remis une chambre d'hôtel de Berlin, n'étaient qu'un acompte. Le "vendeur" russe demandait un million de dollars à l'agence américaine, mais la CIA attendait de voir les outils dont il disposait réellement. Ceux-ci étaient en réalité déjà connus et divulgués. 

Le Russe avait aussi assuré à plusieurs reprises avoir en sa possession des documents compromettants sur Donald Trump. Ces derniers comprenaient des dossiers financiers douteux et une vidéo à caractère sexuel, dont les agents de la CIA n'étaient pas preneurs, soucieux de se tenir à l'écart des affaires politiques internes, selon le journal.

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