Accusé de liens avec la Russie, Donald Trump dément

Donald Trump, le 9 février 2017, à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis).
Donald Trump, le 9 février 2017, à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis). (JIM LOSCALZO / DPA)

Le "New York Times" affirme qu'il y a eu des contacts répétés entre l'équipe de campagne du candidat républicain et les services de renseignement russes pendant l'année électorale. Une "absurdité", répond Donald Trump.

De nouvelles accusations de connivence avec Moscou planent sur l'administration de Donald Trump. L'année qui a précédé l'élection, plusieurs membres de son équipe de campagne, ainsi que des associés, ont multiplié les contacts avec les services de renseignement russes, écrit le New York Times (en anglais), mardi 14 février. 

Selon le quotidien américain, qui cite "quatre anciens et actuels responsables américains""des écoutes et des relevés téléphoniques" indiquent que ces échanges ont été répétés en 2016. Plusieurs agences américaines ont intercepté ces conversations, alors même que la Russie était accusée de vouloir perturber le déroulement de la présidentielle américaine.

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Ces conversations les ont alarmées, poursuit le New York Times, car elles se sont intensifiées au moment où le candidat républicain commençait à multiplier les éloges à l'égard du président russe, Vladimir Poutine. Ces agences ont alors essayé de déterminer si l'équipe de campagne de Donald Trump était de connivence avec la Russie.

Pas d'information sur la nature de ces échanges

La réaction du nouvel hôte de la Maison Blanche ne s'est pas fait attendre. Donald Trump a dénoncé sur Twitter "une absurdité". Dans un autre tweet, il a estimé que "les médias diffusant de fausses informations sont en train de devenir fous à cause de leurs théories du complot et de leur haine aveugle. NBC et CNN ne sont pas regardables. Fox & Friends est une émission géniale !"

Le Kremlin a également démenti tout contact. "Ne croyez pas les informations des journaux, il est très difficile en ce moment de les différencier des intox et canulars", a déclaré son porte-parole, Dmitri Peskov, lors d’un point-presse, mercredi.

Les révélations du New York Times interviennent au lendemain de la démission de Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. Cet ancien général avait caché des négociations avec l'ambassadeur de Russie à Washington, avant même d'entrer en fonctions.

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