Irak : le général iranien Qassem Soleimani tué dans une frappe américaine à Bagdad

France 2

Donald Trump vient de prendre une décision dont les conséquences peuvent être désastreuses : le président américain a annoncé avoir donné l'ordre d'abattre l'un des personnages les plus influents d'Iran, le général Qassem Soleimani, tué lors d'un raid américain à Bagdad, en Irak. L'ayatollah Ali Khamenei appelle à la vengeance.

Qassem Soleimani était l'homme de l'ombre de l'Iran, connu pour ses opérations à l'extérieur, notamment en Irak et en Syrie. C'était un puissant général, numéro 3 du pouvoir iranien après l'ayatollah Ali Khamanei et le président Hassan Rohani. En donnant l'ordre de l'éliminer, Donald Trump a déclaré la guerre à la République islamique. Qassem Soleimani a été ciblé tôt, vendredi 3 janvier au matin, par un raid américain, alors qu'il se trouvait en Irak. Sur des images, on distingue la carcasse en flammes du véhicule dans lequel il se trouvait lorsque son convoi a été frappé par un drone dans l'enceinte de l'aéroport de Bagdad, la capitale irakienne. Ces images ont provoqué la fureur immédiate dans les rues des grandes villes d'Iran, vendredi 3 janvier, jour de prière. Des rassemblements impressionnants de la frange la plus conservatrice de la population ont eu lieu, portraits du général à la main et larmes bien visibles.

"Nous nous vengerons"

L'influent et charismatique Qassem Soleimani était largement respecté, notamment pour son rôle pour la lutte contre Daech en Irak. Dans un tweet, le président Hassan Rohani menace : "La grande nation iranienne se vengera de ce crime haineux", peut-on lire. Interviewé à la télévision, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, en larmes, ne parle lui que de revanche. "Cette satisfaction des Américains ne durera pas longtemps, nous nous vengerons", dit-il. Quelle riposte attendre de la part de l'Iran, présent militairement dans de nombreux pays de la région. Les possibilités sont multiples, selon le spécialiste David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Ifas (Institut français d'analyse stratégique). L'élimination de Qassem Soleimani plonge le Moyen-Orient dans l'incertitude. En Irak, où une grande partie de la population proteste depuis des semaines contre l'ingérence iranienne, la frappe américaine a été célébrée par quelques manifestants.

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