Interdiction de forages, sanctions contre la Russie... Les barouds d'honneur d'Obama avant la présidence de Trump

Le président démocrate Barack Obama, lors d\'un discours à la base aérienne de Macdill, dans la ville de Tampa, en Floride, le 6 décembre 2016.
Le président démocrate Barack Obama, lors d'un discours à la base aérienne de Macdill, dans la ville de Tampa, en Floride, le 6 décembre 2016. (MANDEL NGAN / AFP)

A moins d'un mois de la fin de son mandat, le président démocrate sortant multiplie les mesures symboliques avant l'arrivée de son successeur républicain.

Présider jusqu'au bout. Avant de céder son bureau de la Maison Blanche à Donald Trump, Barack Obama multiplie les gestes et mesures souvent opposés à la politique défendue par son successeur. Franceinfo revient sur trois barouds d'honneur de l'administration Obama.

Interdire de nouveaux forages d'hydrocarbures

Le président démocrate a interdit, mardi 20 décembre, tout nouveau forage d'hydrocarbures dans de vastes zones de l'océan Arctique et de l'océan Atlantique. Au large de l'Alaska, ce sont, en tout, un peu plus de 50 millions d'hectares qui sont concernés par cette décision écologique. Dans l'Atlantique, Barack Obama a désigné 31 canyons sous-marins où tout forage sera également proscrit.

Pour agir, à quelques semaines de son départ, Barack Obama s'est appuyé sur une loi de 1953 (Outer Continental Shelf Lands Act). Ce texte donne aux présidents le pouvoir de protéger les eaux fédérales de toute exploration de gaz ou de pétrole. Elle a déjà été utilisée par plusieurs de ses prédécesseurs, dont Dwight Eisenhower et Bill Clinton. Alors que Donald Trump a promis de supprimer nombre de réglementations environnementales, cette mesure est censée être permanente, a affirmé un haut responsable de la Maison Blanche.

Réduire le nombre de détenus à Guantanamo

Il reste actuellement 59 détenus dans la prison de Guantanamo et Barack Obama espère réduire ce chiffre avant de partir. Selon le New York Times (en anglais), Barack Obama envisage de transférer vers des pays tiers 17 à 18 détenus de la prison militaire d'ici à la fin de sa présidence.

Selon une source proche du dossier, l'administration démocrate a informé le Congrès de sa volonté de transférer ces détenus vers au moins quatre pays(Italie, Oman, Arabie saoudite et Emirats arabes unis).

Il s'agira des ultimes départs de la prison militaire créée sous George W. Bush pour regrouper les "ennemis combattants" capturés dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme" déclarée par le président républicain après les attentats du 11 septembre 2001.

Prendre de nouvelles sanctions contre la Russie

Alors que Donald Trump n'a jamais caché sa sympathie pour Vladimir Poutine, les Etats-Unis ont annoncé, mardi 20 décembre, avoir étendu leur liste de sanctions à de nouvelles personnalités russes, en réaction à l'annexion russe de la Crimée et au conflit en Ukraine, annonce Reuters. Sept hommes d'affaires et huit sociétés sont concernés par la mesure jugée "hostile" par Moscou.

Une décision en opposition directe avec la ligne internationale défendue par le milliardaire républicain. Son secrétaire d'Etat, le directeur général d'ExxonMobil Rex Tillerson, a reçu des mains de Vladimir Poutine la décoration russe de l'ordre de l'Amitié en 2012. Il s'est aussi plusieurs fois opposé aux sanctions américaines contre la Russie.

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