"Il fait ce qu’il faut pour notre pays" : l'indéfectible soutien des bikers de Pennsylvanie pour Donald Trump

Un des bikers de la Freedom Biker Church, à York, en Pennsylvanie, le 16 juin 2019.
Un des bikers de la Freedom Biker Church, à York, en Pennsylvanie, le 16 juin 2019. (GREGORY PHILIPPS / RADIO FRANCE)

Les motards de York, en Pennsylvanie, voteront pour Donald Trump en 2020, qui avait pourtant appelé à boycotter Harley Davidson, leur constructeur favori, qui entendait délocaliser sa production pour échapper à la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis avec l'Europe et la Chine.

C’est une église pas tout à fait comme les autres, où presque tous les fidèles arrivent juchés sur d’énormes cylindrées, avec blousons de cuir, tatouages et barbes longues pour les hommes. "Bienvenue à la Freedom Biker Church !", lance l'un d'eux. "On voulait leur offrir un lieu, une église, où tout le monde parlerait comme eux, s’habillerait comme eux, et comprendrais leur culture, indique Jackie, la femme du pasteur. Ces bikers sont une fraternité, ce sont des gens qui ont les pieds sur terre." " Alors oui, concède Jackie, ce sont des conservateurs : il n’y a pas de libéraux, ici. C’est sûr qu’ils soutiennent Trump, car il a vraiment redonné sa grandeur à l’Amérique."

York avait voté à 63% pour Donald Trump

Le 45e président des Etats-Unis lancera officiellement la campagne pour sa réélection mardi 18 juin en Floride avec un premier grand meeting à Orlando. En 2016, York, Pennsylvanie, avait voté à 63% pour Donald Trump. Deux ans plus tard, le président reste très populaire chez ces motards qui roulent quasi exclusivement en Harley Davidson.

"On aime les motos Indiana et les Harley Davidson, et tous les produits fabriqués en Amérique, parce que ces produits représentent nos emplois", soutient Jackie. "Quand Trump impose des tarifs à d’autres pays, poursuit la femme du pasteur. Cela empêche les entreprises d’ici d’aller délocaliser ailleurs."

On aime américain, on achète américain, et Trump fait ce qu’il faut pour notre pays avec ses droits de douane.Jackieà franceinfo

À l’intérieur de l’église, le groupe propose un mélange de blue-grass, de country et de rock chrétien. Sur le parking, on parle économie et politique. Tout le monde sait ici qu’Harley Davidson, qui importe une partie de son acier et des pièces détachées, est au cœur du bras de fer commercial que l’administration américaine a entamé avec l’Europe et la Chine. Le constructeur a beaucoup souffert des tarifs imposés par la Maison blanche et des mesures de représailles de l’Union européenne.

Elles ont coûté jusqu’à 100 millions de dollars par an à Harley, qui a menacé de délocaliser sa production en Europe et en Asie, s’attirant les foudres de Trump qui a appelé au boycott, avant de se rétracter. Ces dernières années, Harley Davidson a connu des difficultés, fermé l’une de ses usines dans le Missouri, mais à York, dans l’une de ses principales usines d’assemblage, le constructeur fait travailler un millier de personnes. Marty, est l’un d’eux : "Je travaille la nuit à l’assemblage des motos. La boîte a des difficultés, c’est vrai… Mais en ce moment, il y a du boulot et on manque même de main d’œuvre !"

Les motards de cette Freedom Bikers Church ont cela en commun : ils aiment les belles motos chromées, Jésus et Donald Trump, pour lequel ils voteront assurément en 2020. La fidélité de cette base électorale est quasiment sans faille : en début de mois, la cote de popularité du président atteignait chez les Républicains 87%.

L'indéfectible soutien des bikers de Pennsylvanie pour Donald Trump
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