Frappe américaine en Syrie : "Donald Trump montre les muscles"

Donald Trump, le 6 avril 2017.
Donald Trump, le 6 avril 2017. (JIM WATSON / AFP)

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les Etats-Unis ont lancé une frappe aérienne sur une base militaire située dans la province de Homs en réponse à l'attaque chimique attribuée au régime de Bachar al-Assad. Pour Marie-Cécile Naves, chercheuse à l'IRIS, cela permet à Donald Trump montrer "les muscles".

En réponse à l'attaque chimique menée mardi 4 avril dans le nord-ouest de la Syrie et attribuée au régime de Bachar al-Assad, attaque qui a fait au moins 86 morts selon l'OSDH, les Etats-Unis ont lancé une frappe aérienne, dans la nuit du jeudi 6 avril au vendredi 7 avril, sur une base militaire située dans la province de Homs. La base est quasiment détruite et quatre soldats ont été tués selon l'OSDH.

Trump en rupture avec Obama

Marie-Cécile Naves, chercheuse à l'IRIS et spécialiste des USA, estime que le président américain Donald Trump "montre les muscles" avec cette frappe aérienne. "Donald Trump veut marquer une rupture avec son prédécesseur Barack Obama", a-t-elle déclaré sur franceinfo ce jeudi matin, avant de poursuivre : "Non seulement sur le fond mais aussi sur la forme avec cette attaque par surprise et sans négociation préalable." A l'été 2013, les Etats-Unis avaient renoncé à intervenir après un bombardement au gaz sarin qui avait fait plusieurs centaines de morts dans la région de la Ghouta, près de Damas.

Selon Marie-Cécile Naves, cette frappe aérienne en Syrie permet aussi au président américain de "ressouder" le camp républicain aux Etats-Unis : "Donald Trump a été en difficulté ces derniers temps après l'échec de ses décrets sur l'immigration, la réforme de la santé qui n'a pas fonctionné, etc. Il est fragilisé aussi par l'éviction de son conseiller Steve Bannon du Conseil de sécurité national."

Marie-Cécile Naves : "Donald Trump veut marquer une rupture avec son prédécesseur Barack Obama"
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