Etats-Unis : une journaliste et auteure américaine accuse Donald Trump de l'avoir violée

Le président américain, Donald Trump, lors d\'un point presse à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 18 juin 2019. 
Le président américain, Donald Trump, lors d'un point presse à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 18 juin 2019.  (JIM WATSON / AFP)

Dans un long récit publié par le "New York Magazine", la journaliste âgée de 75 ans assure que le président américain l'a violée dans une cabine d'essayage, à Manhattan, il y a vingt-trois ans.

De nouvelles accusations contre Donald Trump. Une journaliste américaine, Elizabeth Jean Carroll, assure dans un long article publié vendredi 21 juin dans le New York Magazine (en anglais) que le président américain, alors magnat de l'immobilier, l'a violemment attaquée et violée dans une cabine d'essayage d'un magasin de Manhattan, il y a vingt-trois ans. 

Dans cet article, la chroniqueuse pour le magazine Elle et auteure du livre Pourquoi avons nous besoin des hommes ? revient sur six moments de sa vie où elle a été agressée par des hommes. L'un de ces moments concerne le président américain, affirme la journalist posant en couverture du magazine avec "la tenue que je portais lorsque Donald Trump m'a attaquée".

Une agression dans une cabine d'essayage

Les faits remontent à la fin de l'année 1995 ou au début de l'année 1996. Elizabeth Jean Carroll, se trouvant alors dans le magasin Bergdof Goodman à Manhattan, se souvient avoir vu entrer Donald Trump, qui souhaite acheter un cadeau pour une femme. L'homme d'affaires new-yorkais demande à la journaliste, qu'il surnomme "la femme qui donne des conseils", de l'aider dans cette recherche. Elle accepte et tous les deux se dirigent vers la section du magasin dédiée à la lingerie. 

Donald Trump propose alors à la chroniqueuse d'essayer des sous-vêtements, rapporte Elizabeth Jean Carroll. Celle-ci refuse et lui propose, en plaisantant, de l'essayer lui-même. Une fois dans les cabines d'essayage, la journaliste assure que le magnat de l'immobilier l'a poussée contre un mur. Il aurait alors baissé ses collants, et "poussé ses doigts autour de mes parties intimes", affirme l'auteure. "Il a ensuite poussé son pénis à moitié – ou entièrement, je ne suis pas sûre – en moi", écrit-elle. 

Comme le rappelle le New York Magazine, Elizabeth Jean Carroll est la 16e femme à accuser Donald Trump de harcèlement et d'agressions sexuelles. La chroniqueuse affirme avoir évoqué ces faits avec deux amis il y a vingt-trois ans. L'un d'entre eux lui a assuré que Donald Trump l'avait violée, et qu'elle devait donc porter plainte. L'autre lui a au contraire conseillé de "ne le dire à personne et d'oublier". "Il a 200 avocats, il va t'enterrer", a-t-il déclaré, selon la journaliste.

"Je n'ai jamais rencontré cette personne"

Interrogée, la Maison Blanche évoque une "histoire complètement fausse et irréaliste, qui refait surface vingt-cinq ans après pour nuire à l’image du président". Le président américain a également réagi dans une déclaration écrite. "Je n'ai jamais rencontré cette personne de ma vie, affirme-t-il. Elle essaye de vendre un nouveau livre. Cela devrait vous faire comprendre quelles sont ses motivations, cela devrait être vendu au rayon fiction."

Donald Trump s'en est aussi pris au magazine, un titre "qui se meurt" et qui essaye "de se relever en publiant des fausses informations".

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