Etats-Unis : Trump aurait évité de payer des impôts pendant 18 ans

Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, le 1er octobre 2016 à Manheim (Etats-Unis).
Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, le 1er octobre 2016 à Manheim (Etats-Unis). (JOHN LOCHER / AP / SIPA)

Le "New York Times" a eu accès à la déclaration fiscale 1995 du milliardaire. Il aurait profité d'un dispositif légal qui lui a permis de retrancher 50 millions de dollars de ses revenus imposables.

Le voile sur les impôts de Donald Trump commence à se lever. Selon des révélations du New York Times (en anglais), publiées samedi 1er octobre, le candidat républicain à la Maison Blanche pourrait avoir évité, de manière légale, de payer des impôts pendant 18 ans en déclarant des pertes de 916 millions de dollars (814 millions d'euros) en 1995.

La question des impôts du milliardaire américain est très sensible. Le magnat de l'immobilier a toujours refusé de rendre publiques ses déclarations de revenus, un geste qu'accomplissent traditionnellement les candidats à la présidence des Etats-Unis dans un souci de transparence. Sa rivale démocrate Hillary Clinton s'est, elle, exécutée.

Donald Trump est "un homme d'affaires talentueux", réplique son staff

Bien qu'on ignore ses revenus imposables pour les années suivantes, cette perte de 916 millions de dollars pourrait lui avoir permis de retrancher en toute légalité 50 millions de dollars de ses revenus imposables chaque année "pendant 18 ans", c'est-à-dire jusqu'en 2013. Les pertes abyssales qu'aurait encaissées Trump seraient dues, selon le Times, à ses échecs retentissants dans le monde des casinos d'Atlantic City, sur la côte Est, et à d'autres débâcles, dans le secteur hôtelier et le transport aérien.

Interrogé au sujet de l'article du New York Times, le candidat n'a pas réagi dans l'immédiat. Son équipe de campagne a publié un communiqué qui ne fait pas mention des 916 millions de dollars de pertes, mais assure que Donald Trump, "un homme d'affaires talentueux", "ne paye pas plus d'impôts que ce qu'exige la loi". Le New York Times, a encore accusé l'équipe de Trump, "n'est que le prolongement de la campagne Clinton, du parti démocrate et de leurs intérêts spécifiques".

Quelques heures plus tard, le candidat a réagi dans un tweet dont il a le secret. "Je connais mieux notre complexe droit fiscal que n'importe quel candidat à la présidentielle et je suis le seul à pouvoir le réparer", a-t-il lancé.

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