Etats-Unis : les bookmakers croient plus que jamais à une destitution de Donald Trump

Un manifestant tient une pancarte pour demander la destitution de Donald Trump, le 10 mai 2017 à Los Angeles (Californie) aux Etats-Unis.
Un manifestant tient une pancarte pour demander la destitution de Donald Trump, le 10 mai 2017 à Los Angeles (Californie) aux Etats-Unis. (DAVID MCNEW / AFP)

Après le limogeage polémique du patron du FBI, James Comey, la probabilité de voir le président américain visé par une procédure d'"impeachment" avait quasiment doublé, mercredi, passant de 33% à 60%.

L'éviction surprise du patron du FBI, James Comey, n'a pas simplement soulevé une onde de choc à Washington. Elle a également provoqué une flambée des paris sur une éventuelle destitution de Donald Trump. Selon les bookmakers, la probabilité de voir le président américain visé par une procédure parlementaire d'impeachment avait quasiment doublé, mercredi 10 mai, passant de 33% à 60%, a affirmé Lewis Davey, porte-parole de la société irlandaise de paris en ligne Paddy Power.

On n'avait jamais atteint une telle probabilité d'un 'impeachment' de Trump dans son premier mandatLewis Daveyà l'AFP

L'impeachment ("destitution") est une procédure qui permet au pouvoir législatif de destituer un haut fonctionnaire, notamment le président. La procédure doit être votée par la Chambre des représentants à la majorité simple. L'impeachment trial ("procès") se tient devant le Sénat américain. 

Un pari de 129 000 dollars

Donald Trump fait face à une pluie de critiques depuis qu'il a limogé James Comey, le patron du FBI, qui supervisait notamment l'enquête sur une possible collusion entre l'équipe de campagne du milliardaire républicain et les autorités russes. Cette éviction a réveillé le souvenir de la décision prise en 1973 par le président Richard Nixon de révoquer le procureur spécial en charge de l'enquête sur le scandale du Watergate. Un an plus tard, Richard Nixon avait démissionné face à la certitude d'être destitué par le Congrès.

Le parallèle n'a pas échappé à certains parieurs. L'un d'eux était ainsi prêt à miser 129 000 dollars (un peu mois de 120 000 euros) sur une démission forcée de Donald Trump cette année, même si son pari n'a pas trouvé preneur, a indiqué Naomi Totten, du site britannique Betfair.

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