Etats-Unis : le Pentagone débloque 1 milliard de dollars pour le mur voulu par Trump

Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, le 18 mars 2019 à Washington (Etats-Unis).
Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, le 18 mars 2019 à Washington (Etats-Unis). (ERIC BARADAT / AFP)

Ce mur construit par le ministère de la Défense fera 91 km de long et sera bâti dans la région d'El Paso (Texas), à la frontière avec le Mexique. Objectif : empêcher l'immigration illégale et les trafics.

La bataille pour le mur continue. Le chef du Pentagone Patrick Shanahan a annoncé, lundi 25 mars, avoir débloqué un milliard de dollars pour la construction d'une section du mur voulu par le président Donald Trump à la frontière avec le Mexique. Le ministre de la Défense par intérim justifie cette dépense par la loi fédérale. Un paragraphe de l'article 10 du Code des Etats-Unis "autorise le ministère de la Défense à construire des routes et des barrières et à installer des éclairages pour empêcher (...) le trafic de drogue transfrontalier".

Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) avait demandé au Pentagone de construire un mur de 91 km de long dans la région d'El Paso (Texas). Le corps du génie de l'armée de Terre "est autorisé à se coordonner directement avec le DHS et les gardes-frontières pour entreprendre la planification et la mise en œuvre de ce projet à hauteur d'un milliard de dollars", a indiqué le ministre de la Défense par intérim.

Une promesse de campagne du président

Cette annonce est la suite de la guerre entre la Maison Blanche et le Congrès sur cette promesse de campagne de Donald Trump, qui souhaite ainsi freiner l'immigration illégale et les trafics, notamment de drogue. Frustré par le refus du Congrès de lui accorder le budget qu'il réclamait pour construire ce mur, Trump a déclenché le 15 février une procédure d'"urgence nationale" qui lui permet de contourner les parlementaires afin de débloquer plus de huit milliards de dollars de financements.

Cette mesure exceptionnelle a indigné les démocrates, mais aussi des élus de son camp, qui estiment que le républicain outrepasse les pouvoirs présidentiels et crée un dangereux précédent.

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