VIDEO. Etats-Unis : Donald Trump se recueille, sous les huées, devant le cercueil de Ruth Bader Ginsburg

Le président américain se recueille devant la dépouille de la juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, le 24 septembre 2020 à Washington (Etats-Unis).
Le président américain se recueille devant la dépouille de la juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, le 24 septembre 2020 à Washington (Etats-Unis). (ALEX BRANDON / AFP)

Le locataire de la Maison Blanche a rendu un dernier hommage à la juge progressiste de la Cour suprême. Mais il a suscité la colère d'opposants, qui lui reprochent d'avoir lancé le processus de nomination d'une remplaçante avant l'investiture du prochain président.

Donald Trump s'est recueilli devant le cercueil de la juge progressiste de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, jeudi 24 septembre, mais il a essuyé des huées et quelques cris de protestation.

Portant un masque noir et accompagné de sa femme Melania, le président américain a marqué un moment de silence face à dépouille de l'icône féministe morte vendredi dernier à l'âge de 87 ans. La démarche est d'autant plus singulière que le milliardaire républicain, qui n'a jamais endossé les habits de rassembleur depuis son arrivée à la Maison Blanche, est peu coutumier des hommages aux personnalités n'étant pas de son bord politique.

"Honorez son souhait"

Après quelques secondes de silence, des personnes présentes ont manifesté leur colère, appelant à se mobiliser pour que l'ancien homme d'affaires de New York n'obtienne pas un second mandat, a notamment constaté un journaliste de CNN. Si la foule n'était pas très importante, la scène témoigne du climat de tension régnant à Washington à moins de six semaines de l'élection présidentielle.

"Honorez son souhait", ont lancé certains, dans une référence à la dernière volonté de la doyenne de la Cour suprême. "Mon vœu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment" en janvier, avait en effet confié la juge, quelques jours avant sa mort, à sa petite-fille Clara Spera.

Le processus de succession enclenché samedi

Donald Trump a mis en doute cette semaine les déclarations de cette dernière. "Je ne sais pas si [Ruth Bader Ginsburg] l'a dit", a-t-il dit, ironisant sur le fait que cette déclaration ressemblait à un communiqué rédigé par la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Sans perdre de temps, le président enclenchera samedi le processus de succession de Ruth Bader Ginsburg : il doit annoncer depuis la Maison Blanche le nom de la juge qu'il souhaite nommer à ce poste très influent. Cinq femmes, dont la magistrate Amy Coney Barrett, coqueluche des milieux religieux, et une juge conservatrice d'origine cubaine, Barbara Lagoa, ont été présélectionnées.

>> Mort de Ruth Bader Ginsburg : comment fonctionne la Cour suprême des Etats-Unis ?

L'issue du vote de confirmation au Sénat fait peu de doute : les républicains y détiennent la majorité, malgré la défection de deux élues qui estiment préférable d'attendre l'élection de novembre.

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