Etats-Unis : Donald Trump maintient l’accord sur le nucléaire iranien pour la "dernière fois"

Le président américain Donald Trump à Washington, le 22 décembre 2017.
Le président américain Donald Trump à Washington, le 22 décembre 2017. (CHRIS KLEPONIS/SIPA / CNP/ADMEDIA)

Le président américain a confirmé, vendredi soir, la levée des sanctions économiques sur le nucléaire iranien. Mais il lance un ultimatum à ses partenaires européens pour durcir les conditions de l’accord de 2015. Seule manière d'éviter un retrait de Washington.

Cette fois, c'est la "dernière chance". Voilà les mots de Donald Trump, vendredi 12 janvier, au moment d'évoquer le dossier du nucléaire iranien. Le président américain a confirmé la levée des sanctions économiques dont bénéficie l'Iran après l'accord sur le nucléaire de 2015. 

Mais il fixe un ultimatum. Il donne quatre mois aux Etats-Unis et aux partenaires européens de corriger ce qu'il appelle les "terribles défauts" dont souffre cet accord signé à Vienne (Autriche) à l'époque. Si ces modifications ne sont pas apportées d'ici là, les Etats-Unis se retireront unilatéralement de l'accord, a expliqué un haut responsable de l'administration américaine.

Pression de l'Europe

Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, Donald Trump ne fait pas mystère de son intention de voir annulée cette convention d'encadrement du programme nucléaire iranien, conclue entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, France, Royaume-Uni, Etats-Unis et Russie) plus l'Allemagne et l'Union européenne.

Ces derniers jours, les partenaires européens des Etats-Unis ont multiplié les pressions pour convaincre Donald Trump de ne pas torpiller l'accord de Vienne. A l'image d'Emmanuel Macron qui a téléphoné à son homologue pour lui demander de respecter le texte.

La réaction de l'Iran n'a pas tardé. Le ministre iranien des Affaires étrangères estime que l'accord n'est pas "renégociable". Et que le président américain ne fait que se livrer "à des tentatives désespérées de saper les fondements d'un accord multilatéral solide".