États-Unis : après la fusillade de Virginia Beach, la question du port d'arme passée sous silence

FRANCE 2

Une énième tuerie de masse qui ne semble pas faire bouger les choses. Après que 12 personnes ont été tuées vendredi 31 mai, la question du port d'arme ne semble pas être au centre des préoccupations aux États-Unis. Le point avec Agnès Vahramian, notre journaliste à Washington.

150. C'est le terrible nombre de fusillades mortelles qui se sont produites aux États-Unis depuis le début de l'année 2019. La dernière a eu lieu vendredi 31 mai, à Virginia Beach (Virginie) : un homme a tué douze personnes dans un centre municipal, avant d'être abattu par la police. Alors, ce nouveau massacre relance le débat du port d'arme. Si après la fusillade de Parkland (Floride), qui avait fait 17 morts, des États ont interdit la vente d'armes aux moins de 21 ans, légiférer sur le sujet est quasi-impossible de l'autre côté de l'Atlantique.

Pas de prise de position des opposants politiques

"C'est dur à comprendre, mais ce n'est pas qu'à cause du lobby des armes. Une partie des Américains est très attachée à la liberté de port d'arme. C'est garanti par la Constitution", explique notre journaliste à Washington, Agnès Vahramian. Du côté de la classe politique, personne ne prend clairement position contre le port d'arme. Les opposants à Donald Trump ne parlent pas d'abolir ce droit, simplement de le limiter. Cette épineuse question pourrait être traitée alors que la campagne présidentielle pour l'élection de 2020 sera prochainement lancée, Donald Trump ayant annoncé son intention de briguer un deuxième mandat, lui qui a rendu hommage aux victimes sans jamais parler des armes.

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