Entre l'Iran et les États-Unis, la guerre des nerfs se poursuit

FRANCE 2

L'Iran s'est emparé dans le détroit d'Ormuz de deux pétroliers, dont un britannique. Des forces américaines vont être déployées en Arabie saoudite. De leur côté, Paris et Berlin mettent la pression sur Téhéran et demandent la libération sans délai du navire britannique et de son équipage.

Un pétrolier britannique a été arraisonné vendredi 19 juillet dans le détroit d'Ormuz par les autorités iraniennes. Téhéran dit avoir confisqué ce navire parce qu'il n'aurait pas respecté le code maritime international. Officiellement, le tanker serait rentré en collision avec un bateau de pêche. À Londres (Royaume-Uni), le gouvernement ne croit pas cette version des faits. Le pétrolier britannique fait l'objet d'une enquête de la part de l'Iran. Il est à présent immobilisé avec ses 23 hommes d'équipage dans le port iranien de Bandar Abbas, en bordure du détroit d'Ormuz.

Représailles de l'immobilisation d'un navire iranien à Gibraltar

Depuis deux mois, ce détroit avec l'Iran au nord, l'Arabie saoudite et le sultanat d'Oman au sud, fait l'objet d'un regain de tensions entre Washington et Téhéran. L'arraisonnement du navire anglais pourrait être la réplique iranienne à l'immobilisation début juillet de l'un de ses pétroliers par les autorités de Gibraltar, territoire britannique situé au sud de l'Espagne. Dans le golfe Persique, la tension monte. L'Arabie saoudite annonce qu'elle est prête à accueillir des forces américaines sur son sol. Une première depuis 2003 et la guerre en Irak.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne