Économie : le label "Made in Hong Kong" disparait pour des raisons politiques

Franceinfo

Suite aux tensions entre les États-Unis et la Chine, le gouvernement américain impose aux produits fabriqués à Hong Kong de changer leur label, afin d’indiquer la mention "Made in China". Une consigne à prendre en compte rapidement : les marchandises mal étiquetées pourraient être punies d’une amende de 10%.

Des étiquettes made in china collées sur le label "Made in Hong Kong" pour tous les produits exportés aux États-Unis : c’est l’une des conséquences des tensions entre Washington et Pékin. "Nous devons couvrir tout ce qui porte la mention made in Hong Kong, nous devons le cacher et ensuite nous étiquetons son origine comme provenant de Chine", explique Daniel Chan, propriétaire de l’usine Koon Chun. La mesure américaine est présentée comme une réponse à la loi sur la sécurité nationale, une loi imposée par Pékin contre les manifestations pro-démocratie. Cette usine fabrique des sauces très appréciées aux États-Unis. Elle y exporte la moitié de ces marchandises, comme elle, les entreprises ont jusqu’à novembre pour se conformer à cette nouvelle règle.

La crainte d'une extension de cette mesure se fait sentir à Hong Kong

"C’est une sorte de solution à court terme, à tout ce fiasco d’inspiration politique", explique le chef d'entreprise. Mais, d’autres pays vont-ils suivre les États-Unis ? Pour Daniel Chan, c’est bien l’identité de Hong Kong qui reste d’être engloutie par la Chine continentale. "Pour le moment, cela ne concerne qu’un seul pays, les États-Unis, mais dans 20 ou 30 ans, les gens diront qu’on pourrait juste mettre 'Made in china', et oublier Hong Kong. Ce serait très triste, parce qu’on ne peut pas oublier notre héritage, notre culture,le travail accompli par nos ancêtres", explique-t-il. Mais l’Amérique de Donald Trump a tranché, la perte d’autonomie politique de Hong Kong par rapport à la Chine, ne justifie plus un traitement économique différent.

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