Donald Trump nomme son gendre Jared Kushner haut conseiller à la Maison Blanche

Jared Kushner avec son beau-père, Donald Trump, le 9 novembre 2016 à New York (Etats-Unis), lors de sa victoire à l\'élection présidentielle américaine.
Jared Kushner avec son beau-père, Donald Trump, le 9 novembre 2016 à New York (Etats-Unis), lors de sa victoire à l'élection présidentielle américaine. (MANDEL NGAN / AFP)

Le gendre conseillera son beau-père sur les accords commerciaux et sur le Moyen-Orient.

Une nomination polémique de plus pour Donald Trump. Le président américain élu a décidé de nommer son gendre, Jared Kushner, haut conseiller à la Maison Blanche, a indiqué son équipe de transition dans un communiqué, lundi 9 janvier. Le mari d'Ivanka Trump, la fille aînée du futur 45e président des Etats-Unis, a renoncé à tout salaire pour la durée de ce poste, précise le communiqué.

Jared Kushner qui n'avait aucune expérience politique avant de s'engager dans la campagne de son beau-père, se retrouvera ainsi dans le tout petit cercle des très proches conseilleurs du futur président américain. Le gendre conseillera son beau-père sur les accords commerciaux et sur le Moyen-Orient, d'après les précisions apportées à Reuters par des membres de l'équipe de transition lors d'une conférence téléphonique. Jared Kushner travaillera en étroite coopération avec Reince Priebus, futur secrétaire général de la Maison blanche, et Steven Bannon, nommé stratège en chef.

Spéculations sur un éventuel problème juridique

Jared Kushner va se désengager d'une partie de ses actifs afin de se mettre en conformité avec les lois fédérales sur l'éthique et pour éviter des conflits d'intérêts. Et, précise l'équipe de transition, il ne se mêlera pas, dans ses futures fonctions, des dossiers qui pourront avoir un impact direct sur les intérêts financiers qu'il conservera.

Ancien élève d'Harvard, diplômé de droit de la New York University, Jared Kushner, qui dirige le groupe immobilier familial, travaille avec son beau-père depuis 2015. Il a su s'imposer dans l'organigramme de la campagne présidentielle de Trump et a été associé à la plupart des décisions. Le voir poursuivre au côté de son beau-père ne constitue pas une surprise. 

Sa nomination comme conseiller ne nécessitera pas une confirmation par le Sénat. Mais elle pourrait poser un problème juridique. Une loi fédérale de 1967 interdisant normalement à un président, au nom de la lutte contre le népotisme, de nommer des membres de sa famille au sein de son administration. Des conseillers juridiques ont toutefois assuré que cette loi ne s'appliquait à la Maison Blanche.