Donald Trump nomme le général "enragé" James Mattis à la Défense

Donald Trump serre la main de l\'ex-général James Mattis, qui devrait prendre la tête du Pentagone, le 19 novembre 2016 à Bedminster (Etats-Unis).
Donald Trump serre la main de l'ex-général James Mattis, qui devrait prendre la tête du Pentagone, le 19 novembre 2016 à Bedminster (Etats-Unis). (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

L'ancien militaire de 66 ans serait le premier ex-général à prendre la tête du Pentagone depuis 1950.

Donald Trump avait réservé la primeur de cette annonce à ses partisans. Au début de sa tournée de remerciements pour ses électeurs, le prochain président des Etats-Unis a révélé, jeudi 2 décembre, qu'il entendait confier la tête du Pentagone au général à la retraite James Mattis, un militaire au franc-parler surnommé "l'enragé".

"L'enragé, il est excellent", a-t-il annoncé en surprenant les milliers d'électeurs venus le voir à Cincinnati, dans l'Ohio, l'un de ces Etats remportés par le républicain le 8 novembre dernier. "Mad Dog" (l'enragé) est le surnom de James Mattis, 66 ans, qui serait le premier ex-général à devenir secrétaire à la Défense depuis 1950.

Il connaît bien l'Irak et la Syrie

Donald Trump avait récemment encensé James Mattis , se disant notamment "impressionné" positivement par sa position anti-torture. Il était l'un des "finalistes" pour ce poste crucial alors que Donald Trump a promis d'intensifier la guerre contre les jihadistes du groupe Etat islamique en Syrie et en Irak, deux théâtres d'opérations que le général connaît bien.

La future administration Trump comptera donc au moins deux anciens généraux, avec Michael Flynn, nommé conseiller à la sécurité nationale. Une situation inédite, qui risque de faire lever quelques sourcils dans un pays qui, depuis ses origines, a toujours exigé un strict contrôle des militaires par le pouvoir civil.

Le Congrès devra en outre accorder une dispense à l'ex-général Mattis. Une loi interdit en effet aux anciens militaires de devenir secrétaire à la Défense pendant sept ans, afin de sanctuariser la direction civile du ministère. Or James Mattis a quitté l'armée en 2013 seulement.