Donald Trump dément s'être fait passer pour son porte-parole dans les années 1990

Le candidat Républicain à l\'investiure en vue de la présidentielle prononce un discours dans l\'Oregon (Etats-Unis), le 6 mai 2015.
Le candidat Républicain à l'investiure en vue de la présidentielle prononce un discours dans l'Oregon (Etats-Unis), le 6 mai 2015. (JIM URQUHART / REUTERS)

Selon un enregistrement du "Washington Post", l'homme d'affaires utilisait des fausses indentités pour défendre auprès de journalistes ses positions et intérêts.

"John Miller", est-il le porte-parole de Trump ou Donald Trump lui-même ? Le candidat républicain à la Maison Blanche a réfuté, vendredi 13 mai, s'être fait passer pour "John Miller", chargé de ses relations publiques. Le Washington Post  (en anglais) a mis en ligne une conversation enregistrée il y a 25 ans, où on entend Donald Trump appelait lui-même les journalistes en se faisant passer pour un de ses porte-parole. 

Le magnat de l'immobilier utilisait alors les fausses identités de "John Miller" ou "John Barron", et sans surprise débitait des arguments défendant ses positions sur différentes controverses le concernant.

"Cela ressemble à une arnaque", selon Trump

"Ce n'est pas moi au téléphone, on ne dirait pas ma voix", a affirmé l'homme d'affaires dans une interview avec NBC (en anglais), qui lui a fait écouter l'enregistrement. "Il y a beaucoup de gens qui essaient d'imiter ma voix, vous imaginez bien. Cela ressemble à une nouvelle arnaque", a poursuivi le milliardaire.

Dans la conversation téléphonique diffusée par le Washington Post, "John Miller" rappelle Sue Carswell, une reporter de People magazine qui s'apprêtait à publier un article sur son premier divorce, la romance qu'il avait eue avec Carla Bruni, et son projet de deuxième mariage.

Des similitudes frappantes dans les intonations

"John Miller" commence par expliquer sa relation présumée avec l'homme d'affaires. "Je suis relativement nouveau ici", explique-t-il à la journaliste. Mais, ajoute-t-il, "je suis quelqu'un qu'il connaît et je pense qu'il m'aime bien et me fait confiance".

"John Miller" livre ensuite ses impressions sur Donald Trump : "C'est un mec bien, qui ne ferait pas de mal à une mouche. Il s'est bien occupé de sa (première) femme (Ivana) et il s'occupera bien également de Marla (Maples, sa deuxième épouse)". Selon l'avis de divers journalistes qui l'ont écouté, l'enregistrement de la voix de "John Miller" présente des similitudes frappantes avec celle de Trump, notamment sur les intonations.