Pour Donald Trump, "il n'y a rien de mal" à recevoir des informations de l'étranger sur un adversaire politique

Le président américain Donald Trump, le 12 juin 2019 à la Maison Blanche.
Le président américain Donald Trump, le 12 juin 2019 à la Maison Blanche. (ZACH GIBSON / CONSOLIDATED NEWS PHOTOS / AFP)

Le président américain était interrogé par un journaliste pour savoir si son équipe de campagne accepterait des informations compromettantes sur ses adversaires venues de pays comme la Russie ou la Chine.

L'enquête sur l'éventuelle ingérence de la Russie lors de la dernière élection présidentielle n'a pas échaudé Donald Trump. Le président américain a déclaré, mercredi 12 juin, qu'il ne refuserait pas des informations fournies par un pays étranger, la Russie ou la Chine par exemple, et visant à nuire à son opposant lors de l'élection présidentielle de 2020.

Interrogé par un journaliste de la chaîne ABC, le président des Etats-Unis a affirmé par ailleurs qu'il ne s'agirait pas d'ingérence. "Ce n'est pas de l'interférence, [s]'ils ont des informations, je pense que je les prendrais. Si je pense que quelque chose ne va pas, j'irais peut-être voir le FBI. Il n'y a rien de mal à écouter", a poursuivi le locataire de la Maison Blanche.

"Il a dit qu'il le referait"

Donald Trump était initialement interrogé sur le cas de son fils aîné, Donald Trump Junior, qui lors de la campagne présidentielle de 2016 avait participé à une réunion à la Trump Tower de New York avec des personnes qu'il pensait mandatées par Moscou, et qui lui avaient promis des informations compromettantes sur la candidate démocrate Hillary Clinton.

Le procureur spécial Robert Mueller, en charge d'enquêter sur l'ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016, a conclu dans son rapport publié en avril qu'il n'y avait pas eu d'entente entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

"Maintenant, il a dit qu'il le referait. Il est temps de destituer Trump", a réagi la sénatrice Elizabeth Warren, candidate à l'investiture démocrate pour 2020. Et d'appeler au lancement de la procédure de destitution.

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