Audrey Pulvar sur l'éco-compatibilité d'Emmanuel Macron : « il est en cours de conversion »

La présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme revient sur la réautorisation du glyphosate, la fin du nucléaire en France et l’"éco-compatibilité" du président de la République.

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En juin dernier, Audrey Pulvar prenait la présidence de la Fondation Nicolas Hulot, ce dernier étant devenu ministre de Transition écologique et solidaire. Avec l’accord du conseil d’administration, la Fondation avait changé de nom pour s’appeler désormais « Fondation pour la Nature et l’Homme ». L’ancienne journaliste de CNews est revenue sur plusieurs thèmes d’actualité.

« L’aveuglement » de l’UE sur les dangers du glyphosate

Ce lundi 27 novembre, les représentants des pays membres de l’Union européenne ont voté le renouvellement pour cinq ans de l’autorisation du glyphosate. Pour l’ancienne journaliste, cela témoigne de « l’aveuglement de l’Union européenne face au danger représenté par le glyphosate et surtout face à la demande massive au sein des populations européennes d’un changement sur les questions de politiques agricoles communes, et de la façon dont les aliments que nous mangeons est produite. »

Emmanuel Macron s’est engagé sur Twitter, peu de temps après la décision de l’UE, à ce qu’en France l’herbicide soit interdit « au plus tard dans trois ans ». Pour Audrey Pulvar, si le président de la République « n’était pas le candidat le plus écolo-compatible de la campagne », elle reconnaît qu’il est « en cours de conversion et je pense qu’on doit beaucoup de cette conversion à sa fréquentation quotidienne de Nicolas Hulot. » 

Donald Trump, « un adversaire de l’humanité »

Celle qui a repris le flambeau de la présidence de la Fondation Nicolas Hulot espère que son fondateur « restera le plus longtemps possible au ministère de la Transition écologique et solidaire » car, selon elle, « il est une chance pour nous, pour la France, pour l’Europe. Ce qu’il porte comme idée de transformation de la société et qu’il a porté pendant 27 ans à la tête de la Fondation, ce sont des solutions de transformation indispensables pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique. »

Alors que ce même ministre a annoncé il y a quelques semaines qu’il serait « difficile » d’atteindre l’objectif de la baisse du nucléaire à 50% de la production électrique en 2025, Audrey Pulvar estime, en revanche, que « c’est la loi. Elle a été votée, et adoptée à l’unanimité. Donc essayons au moins de respecter la loi, ça serait un bon début. » 

Enfin, la présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme n’a pas eu des mots très tendres pour le chef de l’État américain : « Trump c’est un adversaire du climat, de l’environnement, de l’humanité, parce qu’aujourd’hui ce qui est en cause c’est l’avenir de l’humanité, la Terre, elle, nous survivra. »

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