Au G20, Donald Trump blague avec Vladimir Poutine sur les soupçons d'ingérence russe lors de l'élection présidentielle américaine

Le président américain, Donald Trump, avec le président russe Vladimir Poutine, lors du premier jour du sommet du G20 à Osaka (Japon), le 28 juin 2019. 
Le président américain, Donald Trump, avec le président russe Vladimir Poutine, lors du premier jour du sommet du G20 à Osaka (Japon), le 28 juin 2019.  (KREMLIN PRESS OFFICE / HANDOUT / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le président américain a réagi avec le sourire à la question d'un journaliste sur une possible tentative d'influence russe sur la future élection de 2020. Se tournant vers Vladimir Poutine, il a demandé à ce dernier, sur un ton ironique, de ne pas interférer sur les prochains scrutins. 

"Pas d'ingérence dans les élections, s'il vous plait." Le président américain, Donald Trump, a affiché une relation fort cordiale avec Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 au Japon, vendredi 28 juin, allant même jusqu'à blaguer sur une éventelle tentative d'ingérence russe lors de la prochaine présidentielle de 2020 aux Etats-Unis.

Donald Trump a réagi avec le sourire à l'interrogation d'un journaliste sur une possible tentative d'influence russe sur le scrutin de 2020. Se tournant vers Vladimir Poutine, il a demandé à ce dernier, sur un ton ironique, de ne pas interférer dans les élections américaines. 

Le président américain a aussi loué ses "très bonnes relations" avec son homologue russe, à l'ouverture de leurs discussions bilatérales très attendues, en marge du sommet du G20 à Osaka (Japon). Les deux dirigeants ne s'étaient pas entretenus depuis le premier sommet Poutine-Trump à Helsinki (Finlande), en juillet 2018. La rencontre avait suscité une vive controverse : Donald Trump s'était à l'époque vu reprocher son ton jugé trop conciliant. 

Des enquêtes toujours en cours

Cette remarque de Donald Trump intervient alors que des enquêtes parlementaires se poursuivent aux Etats-Unis, sur les liens entre la campagne du républicain pour la présidentielle de 2016 et la Russie. L'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les ingérences russes dans cette campagne présidentielle n'a pas révélé de collusion entre Moscou et l'équipe Trump, sans toutefois pouvoir exonérer le président américain des soupçons d'obstruction à la justice – un crime pour lequel il ne peut être poursuivi pendant son mandat.

Début 2017, les services de renseignement américains ont affirmé que Vladimir Poutine avait ordonné une campagne d'intrusions informatiques et de manipulation des réseaux sociaux, afin de favoriser l'élection de Donald Trump et de discréditer la candidate démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton.

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