Affaire russe : Donald Trump contre-attaque et accuse à son tour James Comey d'avoir menti

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, le 8 juin 2017.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, le 8 juin 2017. (CHRIS KLEPONIS / DPA)

L'ancien directeur du FBI avait révélé, jeudi au Sénat, les pressions du président américain dans l'enquête sur la Russie. 

Donald Trump est passé à la contre-offensive. Vendredi 9 juin, le président des Etats-Unis a accusé à son tour de "mensonges" l'ex-directeur du FBI James Comey, qui a révélé au Sénat, la veille, les pressions du président américain dans l'enquête sur la Russie.

Une accusation grave qui n'empêche pas le président de se dire conforté par le témoignage fleuve de l'ancien premier flic. James Comey a expliqué que Donald Trump n'était pas visé par l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie dans la présidentielle américaine de 2016 et qu'il ne lui avait pas demandé de l'abandonner.

"Comey est une balance !"

"Malgré tant de faux témoignages et de mensonges, confirmation totale et complète... et WOW, Comey est une balance !" a-t-il écrit sur Twitter. Donald Trump utilise régulièrement le réseau social pour réagir. Il s'était néanmoins gardé de twitter pendant l'audition de James Comey laissant à son avocat personnel le soin de communiquer.

Le président aura encore l'occasion de s'expliquer, vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse commune avec le président roumain.

"J'estime qu'il m'a limogé à cause de l'enquête russe", a accusé jeudi James Comey qui s'exprimait sous serment. L'ancien directeur du FBI a répondu calmement et avec précision pendant plus de deux heures et demie aux questions des sénateurs. "Le but était de modifier la façon dont l'enquête sur la Russie était conduite. C'est très grave."

L'ancien directeur, âgé de 56 ans, a blâmé le président pour lui avoir intimé d'abandonner un volet de l'enquête russe sur un proche, Michael Flynn. Il a accusé l'administration Trump de diffamation et de "mensonges". Et sous-entendu que le président lui-même était un menteur.