Pour Obama, la mort de deux hommes noirs tués par des policiers blancs, souligne un "grave problème" aux Etats-Unis

Le président américain Barack Obama embarque à bord d\'Air Force One, à l\'Andrews Air Force base (Maryland), jeudi 7 juillet 2016. 
Le président américain Barack Obama embarque à bord d'Air Force One, à l'Andrews Air Force base (Maryland), jeudi 7 juillet 2016.  (MANDEL NGAN / AFP)

Plus tôt dans la journée, Barack Obama s'était dit "profondément troublé" par la mort de hommes noirs en moins de 48 heures, lors de contrôles de police. 

La question du racisme ressurgit aux Etats-Unis. Alors qu'en deux jours, deux hommes noirs ont été abattus par des policiers blancs, Barack Obama a pris la parole, appelant à prendre à bras le corps le "grave problème" des "disparités raciales", dans le pays. Il s'est exprimé jeudi 7 juillet, par le biais d'un communiqué. 

"Admettre que nous avons un grave problème ne contredit en rien notre respect et notre reconnaissance envers l'immense majorité des policiers qui mettent leurs vies en jeu pour nous protéger au quotidien", a-t-il écrit. 

Mardi, Alton Sterling a été abattu à Baton Rouge, en Louisiane, après avoir été appréhendé et plaqué au sol par deux policiers. Deux vidéos montrant l'intervention avaient rapidement émergé sur la toile et généré une indignation nationale. Le lendemain soir, Philando Castile a été abattu de plusieurs balles, dans le Minnesota, après avoir été arrêté pour un feu arrière cassé sur sa voiture. Ses derniers instants ont été filmés par sa petite amie qui a posté la vidéo sur Facebook Live, vue plus de 3,5 millions de fois jeudi.

Les "défis" du système judiciaire américain

"Ce qui est clair, c'est que ces fusillades meurtrières ne sont pas des incidents isolés", a ajouté le président des Etats-Unis, qui a pour habitude de s'exprimer lors de ce genre d'événements.

"Elles sont symptomatiques de défis plus larges au sein de notre système judiciaire", a-t-il lancé, ainsi que "des disparités raciales qui apparaissent dans le système année après année et le manque de confiance qui en résulte entre les forces de l'ordre et de trop nombreuses communautés".

Plus tôt dans la journée, Barack Obama s'était dit "profondément troublé" par ces violences .

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