Pour mieux contrôler le port des armes, les lycéens de Parkland devront porter des sacs à dos transparents

Dix jours après la fusillade, les élèves retournent au lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland (Floride), le 28 février 2018.
Dix jours après la fusillade, les élèves retournent au lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland (Floride), le 28 février 2018. (CRISTOBAL HERRERA / EPA)

Le 14 février, 17 personnes sont mortes au lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland (Floride) lors d'une fusillade par un ancien élève de l'établissement.

Après les vacances de printemps, les élèves du lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland (Floride) devront porter des sacs à dos transparents. Dans un courrier adressé aux parents d'élèves du lycée visé par une fusillade le 14 février, le responsable des écoles du district précise que les élèves devront respecter cette mesure afin de renforcer la sécurité de l'établissement, note CNN (en anglais).

"Les sacs à dos transparents sont les seuls sacs à dos qui seront autorisés sur le campus", a déclaré Robert Runcie, surintendant du comté de Broward. Le district précise qu'il fournira les sacs gratuitement sur présentation du badge de l'école. Parmi les nouvelles mesures de sécurité, les élèves et professeurs devront aussi porter une carte d'identité en permanence sur eux. Le district envisage aussi d'utiliser en permanence des détecteurs de métaux à l'entrée de l'établissement.

Des étudiants dubitatifs

Sur Twitter, plusieurs étudiants jugent ces nouvelles mesures insuffisantes. "Encourager les élèves à porter des sacs à dos transparents est tout simplement comme mettre un pansement sur un os cassé", s'exclame une jeune fille citée par Les Inrocks. "Je préfère avoir des lois sur les armes à feu qu'un sac transparent", répond une autre. "Est ce que les écoles qui veulent imposer le port du sac à dos transparent se rendent comptent qu'un AR-15 ne rentre pas dans un sac à dos ?"

Le 14 février, Nikolas Cruz a tué 17 étudiants avec son fusil d'assaut et blessé une quinzaine d'autres. Il avait posté sur les réseaux sociaux des messages "très alarmants" à ce sujet.

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