VIDEO. De retour après 5 années discrètes, on vous raconte l'histoire des Anonymous

BRUT

Plutôt effacés depuis 2015, les Anonymous refont surface suite à la mort de George Floyd, et menacent la police de Minneapolis. Voici leur histoire.

"Chers citoyens des États-Unis d'Amérique, ceci est un message des Anonymous au département de police de Minneapolis." Le 29 mai, une vidéo qui a fait le tour du web signe le retour des Anonymous. Ils refont surface avec pour cible la police de Minneapolis et Donald Trump. 

Un mouvement décentralisé

Anonymous est un mouvement de cyberactivistes né en 2003 sur la plateforme 4chan, un forum anonyme de partage d'images. Tout le monde peut s'en réclamer car Anonymous n'est pas une organisation mais un mouvement décentralisé et sans hiérarchie. "Il y a beaucoup d'initiatives individuelles donc tout le monde peut faire une vidéo signée Anonymous", explique Gabriella Coleman, anthropologue.

Ils disposent toutefois d'un logo, d'un masque, d'une maxime et ils sont proches d'autres organisations tels que Black Lives Matters, Occupy Wall Street, Wikileaks. Leur engagement numéro 1 : la défense de la liberté sur Internet. Par exemple, en 2012, après la fermeture du site de téléchargement illégal megaupload, ils se sont attaqués au site du FBI et au site de l'Élysée. 

2008, la scientologie attaquée

En 2008, ils se font connaître en s'attaquant à l'église de la scientologie qu'ils accusent de censure sur le web. Les anonymous lancent alors le "projet chanology", une série d'attaques informatiques avant que la contestation prenne forme dans les rues de plus d'une centaine de villes à travers le monde. Tous les mois à jour fixe, ils manifestent. Les manifestants adoptent alors un masque inspiré de la bande-dessinée V pour Vendetta.

Des cibles diverses

Le Ku Klux Klan, des entreprises comme Paypal et Mastercard, des régimes autoritaires pendant le printemps arabe en 2011, des organisations terroristes comme l'organisation État islamique sont autant de cibles potentielles des Anonymous. Après les sanglantes attaques du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, ils ont notamment supprimé plusieurs milliers de comptes Twitter appartenant à l'organisation terroriste. Une action critiquée, notamment par les agences gouvernementales chargées d'espionner les djihadistes.

Les Anonymous ont également été sous le feu des critiques après la mort de Michael Bron à Ferguson, en 2014, lorsque certains ont révélé l'identité du policier qui a tiré... mais qui s'est avérée ne pas être la bonne.

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